• « Player one » de Ernest Cline

    « Un jeu interdit [01] » de

    Si mes souvenirs sont bons, j'avais découvert l'existence de ce bouquin il y a quelques mois déjà, sur un blog littéraire dont je ne sais malheureusement plus le nom. Je me souviens cependant d'y avoir lu qu'il y avait une légère similitude entre cette histoire et celle déjà fortement connue qu'est « Charlie et la chocolaterie », à la différence près que le thème abordait ici les jeux vidéos, et non pas l'univers merveilleux du chocolat. Après vérification, je dois dire que la personne n'avait pas totalement tort...

    Avant tout chose, je dois dire que j'ai eu beaucoup de mal à rentrer dans l'histoire. Certes, j'y ai pris du plaisir, mais je pense que seuls les vrais « geeks » des années 80 auront le plaisir de la comprendre et de la savourer dans son intégralité. Et pour cause : « Player one » aborde une thématique un peu ardue, où les allusions sur les séries, groupes de musique et jeux vidéos de l'époque sont récurrents. Les consoles qu'on y abordent sont parfois vieilles comme le monde (la commodore et l'atari, entre autres) et les jeux dont on parle n'ont parfois aucune signification pour le lecteur, mis à part pour les plus connus - oserai-je même dire réputés - comme pacman. J'ajouterais  qu'il est également déroutant de ne voir que du jargon « geek » à tout bout de pages. On parle d'univers virtuel, on reçoit des informations sur Star Wars, Doctor Who, j'en passe et des meilleures, le tout en allant parfois chercher le petit détail qui tue et qui fâche comme pour les explications sur certaines planètes et vaisseaux de l'Oasis. L'esprit est parfois confronté à des données incompréhensibles, des informations que le cerveau n'est pas capable de retransmettre à l'imaginaire et donc, qui entache un peu la lecture et qui bloque la compréhension sur certains points que je jugerais pourtant importants.

    Vous l'aurez ainsi compris : certaines explications nous sont parfois fournies, mais incomplètes ou trop complexes et je trouve dommage de ne pas pouvoir ainsi profiter pleinement de cette lecture. On se pose constamment une ribambelle de question du genre : tiens, c'est quel jeu vidéo ? Qu'est-ce que l'auteur a voulu dire ? Quel est ce groupe de musique ? Quel lien y a-t-il avec telle série  ? Heureusement, mon léger passé de « gameuse » m'a laissé quelques restes qui m'ont beaucoup servis au cours de cette lecture et j'ai ainsi pu amorcer quelques pages avant d'être réellement bloquée par les (trop) nombreuses références du passé du jeu vidéo. J'ai aussi noté deux ou trois petites choses décevantes de plus, notamment au niveau de la romance, mais je préfère ne pas me prononcer. C'est une question de point de vue, et j'aurai peur d'en décourager plus d'un dans cette aventure livresque.

    J'en viens tout doucement vers le positif puisque cette immersion, bien que complexe, permet de comprendre un peu l'univers informatique et de se familiariser à cette thématique parfois incomprise et peu abordée qu'est celle du jeu vidéo, mais aussi celle de la réalité virtuelle. J'ai  beaucoup apprécié la quête de nos héros, leurs aventures parfois rocambolesques et leurs escapades inimaginables. L'auteur m'a semblé partir quelques fois en vrille, mais je dois dire que le reste m'a relativement plu. Le sujet était bien maîtrisé, l'essence même du roman plutôt bien imagé, bien que le tout soit peut-être un peu trop poussé et fouilli pour que j'en fasse une vraie appréciation positive. Si la lecture avait été plus abordable pour mon jeune esprit, je pense que j'aurais pu pousser la note à son maximum. C'est donc une bonne découverte, mais à ne pas mettre entre toutes les mains ! :-)

    « Psi changeling [01] : Esclave des sens » de Nalini Singh


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  • « Promise : tome 1 » d'Ally Condie.

    Nombre de pages : 424   |   Editeur : Gallimard   |   Collection : Jeunesse

    Je ne sais pas ce qui s'est passé, mais j'ai mis énormément de temps à me laisser gagner par cette lecture. Au début, je n'en avais lu que des critiques positives et cela m'avait énormément poussé à l'acheter, puis je me suis lancée dans le projet d'une lecture commune, mes cours ont repris, j'ai eu beaucoup moins de temps pour moi et je n'ai plus vraiment eu l'envie de lire un livre aussi épais. Je me suis laissé avoir par les jours qui se sont enchaînés et ma lecture en était toujours au même point. Je n'avais lu que le premier chapitre et je n'avais pas été particulièrement emballée par celle-ci. Finalement, il y a quelques jours, j'ai profité de quelques heures de libertés entre deux cours pour m'occuper l'esprit par cette passion que je délaissais quelque peu. Résultat ? Je suis finalement conquise. Certes, j'ai lu des critiques avantageuses, mais aussi beaucoup de commentaires décourageant. J'imagine que ce sont ces dits commentaires qui m'ont ralentie dans la lecture de ce merveilleux bouquin.

    Dans cet univers dystopique, on apprend que la majorité des choses qui nous étaient familières ont disparues. Fini les montres, les poudriers et toutes ces choses qui font parties de notre quotidien. Les seules personnes qui en possèdent appellent cela des reliques et n'est autorisé qu'une seule relique par personne. Le mode de vie est également très différent de ce que nous connaissons. Les haut-placés décident de tout. Ce que l'on mange, en quelle quantité, ce que l'on fait de son temps libre, où l'on travail, dans quel secteur et à quel âge on meurt. Il n'y a plus d'autonomie, plus de liberté, mais tout le monde l'accepte. Ce sont les normes. Les nouvelles règles qui permettent de garder un certain ordre dans la population. Un maintient indispensable. Une meilleure vie, un meilleur avenir, de meilleures conditions, etc. Un monde meilleur où plus personne n'a droit au libre arbitre.

    Je viens de vous situer le contexte, mais que puis-je dire de plus sur la lecture en elle-même ? Et bien tout d'abord, que Cassia a son petit brin de caractère. Au début, l'auteur nous la présente comme une enfant sage qui suit les règles, qui ne fait pas un seul pas de travers et qui n'a qu'une seule hâte : connaître son promis. Car oui, personne ne décide qui il épousera. L'état se charge de nous imposer la personne qui partagera notre vie. Un peu plus tard, alors qu'elle sait parfaitement qui est son promis, Cassia essaie de visionner la microcarte qui lui en apprendra d'avantage sur l'homme qu'on a choisit pour elle. Le visage apparaît, puis plus rien. Le noir. Puis un niveau visage. Cette petite étincelle va déclencher une succession d'évènements qui vont très rapidement se transformer en incendie. Ce petit incident va engendrer des questions, des hésitations, un nouveau mode de pensée que notre chère héroïne ne pourra pas ignorer. Pourquoi la microcarte était-elle défectueuse ? Pourquoi lui apprend on, quelques jours plus tard, que cette personne, qu'elle connaît également, est un Aberration ? Tant de questions que le lecteur lui même se pose...

    Certes, il n'y pas foule d'action, mais l'histoire reste suffisamment captivante que pour laisser au lecteur l'envie de connaître la suite. Quant à la fin, elle à beau être un peu brève et des questions sont peut-être laissées en suspens, mais rappelons qu'il y a encore beaucoup de choses à découvrir sur cet univers. A mes yeux, il était inutile d'en dévoiler davantage. C'était bien pour un premier tome, juste de quoi cibler l'histoire en attendant la suite. De quoi nous mettre l'eau à la bouche, comme un apéro avant le plat de résistance ! J'ai hâte que la suite fasse son apparition, tout en espérant que le style de l'auteur soit un peu plus élevé et que les questions soient moins présentes. Ou, du moins, que nous ayons plus de réponses à ces nombreuses questions... Au final, ce livre reste une très très bonne découverte qu'il ne faut absolument pas s'empêcher de mettre entre toutes les mains !

    Lecture en cours Lecture en cours « Promise : tome 1 » d'Ally Condie.


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  • « Psi changeling [01] : Esclave des sens » de Nalini Singh

    Je dois vous avouer une chose : lorsque je suis dans ce que j'appellerais une phase de lecture, c'est-à-dire lorsque mon débit de lecture est assez soutenu, j'ai tendance à enchaîner les livres de telle façon que j'en oublie parfois une partie des histoires que j'ai lues précédemment. Ce qui est malheureusement le cas pour cette histoire qui remonte à quelques mois. 

    Cependant, je dois dire que j'en garde une très bonne impression. Le fait est que cette histoire sort des sentiers battus, puisque construite sur base d'une intrigue originale. J'ai beaucoup apprécié le personnage de Wren. Elle est atypique, surprenante. Elle diffère des héros que l'on croise souvent dans les lectures "populaires" d'aujourd'hui. Elle est froide, bien qu'elle n'y puisse pas grand chose. Elle est comme ça, c'est dans sa nature. Après tout, elle est morte durant plus de deux heures. Deux longues heures où son humanité à semblé en prendre un sacré coup. Quant à Callum, je peux dire qu'il m'a tout autant chamboulée. Ce petit gars, risée des Reboots, a quelque chose de remarquable, mais aussi d'étonnamment bouleversant. Je me suis beaucoup attachée à lui, et je dois dire que son caractère y a beaucoup contribué. Un peu tête brûlée, arrogant, mais également sensible et fragile. De quoi faire fondre mon petit coeur d'artichaut.

    Il y a une vraie trame à cette histoire, une originalité que j'ai rarement croisée dernièrement. La plume de l'auteur est belle, parfois dure, mais prenante et agréable. Je sais que ma note ne semble pas le refléter (4/5), je me demande d'ailleurs pourquoi je n'ai pas attribuer la note maximale à cet auteur qui m'a littéralement conquise, mais le fait est que ce bouquin continue de me marquer malgré une dizaine de livres entamés depuis. De quoi vous prouver que cette lecture en vaut largement la peine, vous ne trouvez pas ?

    « Psi changeling [01] : Esclave des sens » de Nalini Singh

    « Chroniques de Zombieland [02] » de  « Chroniques de Zombieland [02] » de

    « Psi changeling [01] : Esclave des sens » de Nalini Singh


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  • Challenge A&M

    Nombre de pages : 449   |   Editeur : Robert Laffont   |   Collection : R

    Challenge A&M« Starters » de Lissa Price.

    J'ignore encore, à l'heure où j'écris cette chronique, si j'ai assez de mots dans mon vocabulaire pour vous parler de cette lecture qui fut pour moi, un véritable coup de poing. La lecture de son épilogue, « Portrait d'un Starters » m'avait déjà laissé un sentiment plutôt agréable après lecture mais le livre en lui-même... J'ai envie de dire que « Starters » n'est aucunement comparable. C'est un véritable condensé d'adrénaline et d'anesthésiant. Il laisse un sentiment étrange, presque un goût amer derrière son passage et il est à la fois tellement enivrant et effroyable. Si saisissant !

    Au début, cependant, je ne présageais pas un aussi bon ressentis. Les premières lignes m'ont semblées assez fades, je dirais même presques lente. L'auteur prenait son temps pour nous dépeindre son univers et j'ai eu tendance à trouver le temps long jusqu'au moment fatidique : la visite de Callie à la Banque des corps (qui heureusement, est venue assez vite). On comprend très rapidement le but de cette société crasse où les vieillards n'hésitent pas à prendre possession des corps des plus jeunes pour profiter d'une seconde jeunesse, une idée qui m'a littéralement révulsée. Sous mes paupières, je n'ai eu aucun mal à me représenter la scène. Je me suis glissée très facilement dans la peau de l'héroïne (quelle ironie du sort) et je me suis surprise à frissonner à l'idée de perdre le contrôle de mon propre corps pendant un lapse de temps indéterminé. Pas par choix, mais bien par devoir et obligation envers un petit être bien plus important que sois encore.

    Peu à peu, j'ai appris à apprivoiser cette jeune furie qu'est Callie. Je me suis identifiée à elle et j'ai savouré chaque moment de ses aventures, parfois un peu trop rapides à mon goût. Une chose est sûre en tout cas : les péripéties ne manquent pas, l'action non plus, sans parler des revirements de situations qui mon retournée le coeur. Starters, ce n'est pas qu'une Dystopie, c'est un monde à part et il est difficile d'y échapper. L'histoire est tellement prenante qu'on ne peut que la suivre et se demander : « mais quelle sera la suite des événements ? ». J'ai trouvé les Enders tellement antipathiques, si égoïstes de profiter de ces jeunes sans scrupules, de ne pas prendre soin d'eux, de les ignorer et bien pire encore... J'ai voulu crier d'effroi en comprenant certaines choses, notamment en sachant la vérité sur certains personnages (vous mourrez d'envie que je vous dise qui, n'est-ce pas ?) ou en comprenant la tournure des événements. Je me suis prise d'affection pour ce petit bout de chou qu'est Tyler, ce garçon si petit et si dur qui doit affronter nombres de choses horribles pour un enfant de son âge. La fuite, la crainte, la maladie. Toutes ces choses qu'il ne devrait pas connaître dans sa situation. J'ai apprécié l'apparition de certains personnages secondaires et leurs implications dans l'aventure. J'ai dévoré chaque lettre, chaque ligne et chaque page de ce roman et je ne peux qu'ajouter qu'une seule chose : malgré ses 449 pages, je l'ai trouvé étonnement court et j'ai hâte de pouvoir connaître la suite car ce roman n'a pas dit son dernier mot. Quelles surprises Lissa Price nous réserve-t-elle encore ? Nous le saurons très rapidement...

    Challenge A&M

      

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  • Uglies de Scott Westerfeld                                        448 pages | Pocket Jeunesse | 9 €

    « Uglies [01] » de Scott Westerfeld


    Dans le monde de l’extrême beauté,
    les gens normaux sont en danger.

    Tally aura bientôt 16 ans. Comme toutes les filles de son âge, elle s’apprête à subir l’Opération et à intégrer la caste des Pretties. Dans ce futur paradis, Tally n’aura plus qu’une préoccupation, s’amuser… Mais la veille de son anniversaire, Tally découvre le monde des rebelles. Là-bas, elle apprend que la beauté parfaite et le bonheur absolu cachent plus qu’un secret d’État : une manipulation.
    Que va-t-elle choisir ? Devenir rebelle et rester laide à vie, ou succomber à la perfection ?



    Ce que j'en ai pensé                    

    Avant toute chose, sachez que je suis une fane inconditionnelle de Scott Westerfeld. J'adore son style. Sa plume. Ses idées. Ses personnages. Absolument tout !

    Mon avis ne sera donc peut-être pas le plus impartial qui soit. 

    « Uglies », c'est un livre que j'avais découvert il y a plus d'une dizaine d'année maintenant, et pourtant, je me souviens encore de l'effet qu'il m'avait fait, du coup de coeur que j'avais ressenti envers cette saga et son « papa » créateur. Je me suis donc demandée si, après tant d'années, l'auteur me ferait autant d'effets qu'autrefois. Et ça n'a pas manqué !

    En toute sincérité, je ne me souvenais que de quelques bribes de ce premier tome. La trame principale, quelques menus détails, mais ça s'arrête là. Cette relecture m'a donc permis d'avoir une vision nouvelle de la saga.

    Casse-cou et imaginative, Tally n'en est pas moins une Uglie (une ado « moche ») souhaitant impatiemment passer sous le scalpel dès son seizième anniversaire pour rejoindre Peris, son meilleur ami, à New Pretty Town (ville des gens beaux et insouciants). Enfin ça, c'est jusqu'à ce qu'elle rencontre Shay, une autre Uglie, qui n'a qu'une idée en tête : rejoindre la Fumée. Manipulée, tiraillée, Tally va devoir fait un choix et non des moindres, suivre Shay et rester laide toute sa vie, ou bien bénéficier de l'Opération et rejoindre Peris... 

    J'ai apprécié ce premier tome.

    J'ai adoré l'univers de l'auteur.

    j'ai aimé l'intrigue et les personnages.

    Que d'aventures... Que de choix. Que de dilemmes ! Scott Westerfeld nous dépeint une héroïne forte, mais influençable. Une société que l'on imaginerait idyllique, mais qui manipule sans vergogne. L'histoire n'est pas juste teintée de blanc ou de noir, elle est nuancée. Tally est tenaillée par des choix moraux. Elle se questionne, pèse le pour et le contre. Et même si, parfois, je l'ai trouvée insupportable, son raisonnement m'a toujours paru logique ou allant de soi.

    J'ai trouvé facile de m'identifier à elle, de me demander ce que j'aurai pu faire à sa place. Je trouve - qui plus est - que la société imaginée par l'auteur est plutôt crédible, en ce sens où l'on imagine sans peine ce que cela pourrait donner dans la réalité. Quand aux personnages secondaires, je n'ai rien a ajouter. Ni trop. Ni trop peu. Le juste milieu pour accaparer le lecteur et lui donner envie de continuer sa lecture. 

    Franchement, je n'ai pas été déçue du voyage. Je ne saurais d'ailleurs pas vous exposer les défauts de ce livre puisque je n'en ai trouvé aucuns. j'ai dévoré ce premier tome en quelques heures à peine et je ne regrette absolument pas d'avoir acheté l’entièreté de la saga en une seule fois ! Je trouve la plume de Scott Westerfeld tellement addictive que je ne peux qu'y succomber une nouvelle fois au travers de « Pretties »...

     

    Les différents tomes de la saga 

    « Uglies [01] » de Scott Westerfeld « Uglies [01] » de Scott Westerfeld « Uglies [01] » de Scott Westerfeld « Uglies [01] » de Scott Westerfeld « Uglies [01] » de Scott Westerfeld


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