• Immaculée de Katelyn Detweiler      404 pages | Robert Laffont (R) | 17,90 €

    « Immaculée [01] » de Katelyn Detweiler

    Mina a dix-sept ans. Elle est vierge. Et enceinte. 

    Première de classe, bien dans sa peau et dans sa famille, Mina sort avec le garçon le plus ambitieux du lycée. Mais le jour ou elle se découvre enceinte – alors qu'elle n'a jamais fait l'amour –, son monde bien ordonné chavire. Personne ou presque ne croit en sa virginité. Pour son père, le coupable est son petit ami ; ce dernier, lui, est persuadé qu'elle l'a trompé.

    L'histoire de la grossesse de Mina va se répandre comme une traînée de poudre. Pour certains elle est une hérétique, tandis que, pour d'autres, les miracles sont possibles et l'enfant à naître sera le plus grand de tous... Et vous, dans quel camp vous rangerez-vous ?

     

    Ce que j'en ai pensé                    

    Cet avis sera plutôt bref. Et pour cause, je n'ai pas vraiment aimé ce roman.

    Non seulement j'ai mis du temps à me plonger dans l'histoire, mais j'ai aussi rapidement trouvé le personnage de Mina insupportable et en donner toutes les raisons relèverait de l'impossible. Elle est insipide, sans personnalité, ni traits de caractère transcendants. Elle subit sa situation plus qu'elle ne cherche à la comprendre ou à avancer. Elle se plaint constamment et ne cesse de prendre les mauvaises décisions, lorsqu'elle prend enfin la peine d'agir. Les autres personnages ne relèvent malheureusement pas le niveau, ce qui rajoute de la lourdeur au texte.

    Le thème choisi paraissait pourtant intéressant. Je pense d'ailleurs que, mieux travaillé, il aurait pu être plus pertinent. Personnellement, je n'ai pas été conquise par le style de l'auteur qui enchaînait trop souvent les longueurs. La fin m'a également parue étrange, voire bâclée. Je n'en dirais pas plus pour ne pas dévoiler des éléments « essentiels », si ce n'est que j'ai trouvé que Mina recourait un peu trop vite à la facilité compte tenu des situations évoquées tout au long du bouquin et des conflits engendrés par sa condition.

    J'en attendais peut-être trop. J'espérais peut-être autre chose. J'ignore le pourquoi et le comment, je sais simplement que ce premier tome ne m'a pas conquise. Je ne suis même pas sûre de me tourner vers sa suite, une fois celle-ci parue. Selon moi, le premier tome aurait pu se suffire à lui-même si Katelyn Detweiler s'était donné la peine de répondre directement aux questions suscitées par son roman. 

     

    Les différents tomes de la saga 

    « Immaculée [01] » de Katelyn Detweiler « Immaculée [01] » de Katelyn Detweiler


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  • Ici et maintenant de Ann Brashares        314 pages | Gallimard | 16,50 €

    « Ici et maintenant » de Ann Brashares

    Le monde que j’ai fui est en ruine.

    Nous sommes ici pour préserver l’humanité de sa destruction.

    Si nous suivons les règles, tout ce qui compte disparaîtra :

    Les amis, la famille, les rêves, l’amour.

    Ethan ne doit pas connaître mon secret.

    Que je ne viens pas d’un autre pays.

    Mais que je viens d’une autre époque.

     

     

    Ce que j'en ai pensé                    

    Petite, j'avais adoré la saga « quatre filles et un jeans ». Ainsi, lorsque j'ai appris que Ann Brashares avait écrit un nouveau roman à la fois jeunesse et dystopique, à savoir une catégorie que j'affectionne tout particulièrement, je me suis demandée si sa plume trouverait toujours grâce à mes yeux. Je ne sais pourquoi, ce n'est pourtant qu'après plusieurs mois d'hésitations que je me suis enfin décidée à acheter « Ici et maintenant ». Que ce soit dû à sa couverture magnifique ou au fait que j'éprouvais l'envie de lire un tome unique après m'être tournée vers plusieurs sagas dont certaines classées sans suite... peu importe.

    En toute sincérité, je ressors de cette lecture avec un avis plutôt mitigé. J'ai trouvé que la plume de l'auteur, fidèle à mes souvenirs, était toujours aussi facile à appréhender. Ann Brashares nous fournit des détails sans que l'histoire n'en soit alourdie ou incompréhensible. Le texte est fluide, les personnages intéressants et l'histoire originale, c'est-à-dire tant d'éléments susceptibles d'en faire un roman intéressant. Le livre se lit d'ailleurs très facilement et assez rapidement. Cependant, je me demande si cette simplicité ne porterait pas également préjudice à l'auteur...

    J'ai trouvé que certains passages n'étaient pas suffisamment crédibles en ce sens où nos héros portent une grande responsabilité sur leurs frêles épaules et que leurs choix sont parfois relativement « douteux » compte tenu du contexte et de ses enjeux. Selon moi, nos héros n'agissaient pas en conséquences, ce qui m'a quelque peu dérangée. 

    Le sujet était pourtant bien amené et la quatrième de couverture semblait faire quelques promesses alléchantes : un enjeu vis-à-vis de l'humanité, des secrets, un conflit d'intérêts/temporel, etc. Selon moi, il manque cependant ce petite quelque chose, une petite étincelle, pour faire un roman que je qualifierais d'incontournable. En d'autres termes, j'aurais aimé que le sujet soit mieux traité et plus approfondi pour pouvoir lui accorder une note plus méritée. Néanmoins, je ne peux que vous encourager à lire ce livre, ne serait-ce que pour découvrir le style de l'auteur qui reste très agréable malgré les quelques points négatifs évoqués. 

     

    Différents livres écrits par l'auteur 

       


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  • Alive de Scott Sigler                                 463 pages | Lumen | 15 €

    « Alive [01] » de Scott Sigler

    Em se réveille dans les ténèbres, seule, entravée dans un espace confiné qui ressemble à un sarcophage. Elle sait que c’est le jour de son anniversaire mais… c’est tout. Elle ne se rappelle ni son nom, ni ce qu’elle a fait la veille, ni le visage de ses parents. Elle n’y comprend absolument rien. Lorsqu’elle parvient à se libérer de ce piège, elle découvre, autour d’elle, onze autres cercueils. Une initiale et un nom de famille sont gravés sur chaque sarcophage.
    La jeune fille prend la tête du petit groupe d’adolescents – qui pensent tous avoir 12 ans, mais qui en paraissent plutôt 17 – et découvre un labyrinthe de couloirs poussiéreux, constellés par endroits d’ossements. Où se trouvent-ils ? Y a-t-il d’autres survivants ? Qui sont-ils ? Et surtout : quels sont ces étranges symboles qui marquent leur front ?



    Ce que j'en ai pensé                    « Alive [01] » de Scott Sigler

    En toute franchise, j'ai eu beaucoup de mal à rentrer dans l'histoire. Je trouvais que l'auteur mettait trop de temps à rentrer dans le vif du sujet, voire qu'il s'amusait peut-être un peu trop à dépeindre des détails que je trouvais sans importance. Je n'ai pas, non plus, toujours su visualiser l'univers dans lequel nos héros évoluaient. J'ai trouvé que certaines choses étaient trop complexes que pour pouvoir prendre forme dans mon esprit et, entre nous, il n'y a rien de plus agaçant que de ne pas pouvoir imaginer l'environnement des « héros » lorsqu'une histoire nous captive... De plus, j'ai quelque peu regretté d'avoir compris où l'auteur voulait en venir avant même d'avoir atteint la moitié du livre. La « chute » me semblait évidente, que ce soit par les petits détails amenés ici et là, ou par les commentaires et les idées émises par les cercles-crocs (pardonnez-moi si je me trompe)

    Malgré ces quelques détails, la lecture a été pour moi plus que plaisante. J'ai beaucoup aimé Em, quoi qu'elle m'insupportait un peu par moments, en sachant pourtant pertinemment que j'aurai réagi de la même façon dans certaines situations. C'est d'ailleurs sa personnalité et ses choix qui m'ont permis de me mettre aussi facilement à sa place, ce qui est, selon moi, un point positif.

    J'ai également beaucoup apprécié Bishop et son coté sauvage, oserai-je même dire primitif par instants. C'est un garçon très captivant qu'il me tarde de retrouver dans le second tome, tout comme O'Malley, que j'ai cependant moins aimé. Trop sérieux, trop calme. Il y a ce je-ne-sais-quoi dans son attitude qui m'a quelque peu dérangée, mais qui m'a aussi intriguée. Ce que j'ai surtout apprécié dans ce bouquin, c'est la richesse des personnages. Ils sont nombreux, certes, mais chacun à une personnalité qui lui est propre, ce qui est quelque chose de très appréciable puisqu'il est ainsi aisé de s'identifier à l'un d'entre eux et, par la même occasion, de vouloir connaître les dénouements de cette aventure fantastique. 

    Quoi qu'il en soit, je ne suis pas déçue par cette lecture, malgré la complexité des détails et la « facilité » dans l'histoire. J'aurai souhaité en savoir un peu plus sur les symboles évoqués dans le résumé, ainsi que sur la raison de leur présence dans ces « sarcophages » puisque, bien que certains éléments soient amenés, le sujet reste relativement flou une fois la dernière page tournée. J'attends de voir ce que l'auteur nous réserve dans le prochain tome, en espérant qu'il répondra à quelques unes des questions que je me pose. 

     

    Les différents tomes de la saga

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  • La toute première fois de Lauren Strasnick    288 pages | Wiz | 5 €

    « La toute première fois » de Lauren Strasnick

     


    C'est la toute première fois que je pleure pour un rien, que je fais l'amour sans y avoir songé une seconde avant, que je me dispute à tort et à travers, que je mens sans ciller à mon meilleure ami...

    Mais si tout cela m'arrive à moi, Holly, c'est pour une raison très précise qui ne me fait pas sauter au plafond, loin de là. Tout ça me tombe dessus car c'est la toute première fois que je suis amoureuse... Enfin, je crois. 

     

     

    Ce que j'en ai pensé                    « La toute première fois » de Lauren Strasnick

    La couverture me semblait être la promesse silencieuse d’une histoire intéressante, encouragée par un résumé tant parlant, qu’intriguant. Et je pense que ma note aurait pu être plus généreuse, si seulement la plume de l’auteur ne m’avait pas tant déconcertée. Parce que oui, le mot est bien choisi : j’ai été déconcertée par ce livre. Le sujet était pourtant bien trouvé, alliant le deuil, l'amour et la complexité de l’adolescence et de l’amitié... Des petites choses déjà exploitées par d’autres, mais jamais de cette façon-là. Et entre nous, je pense que si l’auteur avait travaillé « La toute première fois » autrement, j’aurais pu être véritablement conquise. 

    Mais ce ne fut pas le cas. Je n’ai pas apprécié le style de l’auteur, ni la manière dont elle approchait les choses. Le contenu, bien que prometteur, n’était pas assez riche à mon goût, ni même assez prenant, puisque je n’ai pas su entrer dans l’histoire. Le personnage de Holly m'a énervée, plus qu'elle ne s'est attiré ma sympathie. Quant aux personnages masculins… Et bien ils ne m’ont pas marquée davantage, oserais-je même dire qu'ils m'ont laissée de marbre.

    Lauren Strasnick nous jette dans son imaginaire dès les premiers lignes, sans préambule, ni autres formes de procès, et je dois dire que cela ne m'a pas particulièrement plu, puisqu'on ne sait finalement que très peu de choses lorsque l'on démarre la lecture. Le choix de la narration m'a également quelque peu dérangée : on passe d'un événement à un autre sans explications, sans parfois même de continuité, et c'est quelque chose de relativement dérangeant. Je ne sais pas comment l'expliquer... je sais juste que ce style m'a déplu et que j'ai eu beaucoup de mal à m'y faire, d'autant plus que - comme dit plus haut - je n'ai pas particulièrement éprouvé de sympathie pour Holly. 

    Au-delà de ça, j'ai trouvé que l'auteur choisissait parfois la voie de la facilité, et l'exemple le plus flagrant n'est autre que la fin, puisque j'ai véritablement été déçue de la manière donc le livre s'achevait, comme si l'auteur avait décidé de bâcler son contenu en empruntant justement cette voie. Après m'être farcie 280 pages, je devais certainement m'attendre à quelque chose de plus, bien que cette chose ne se soit malheureusement jamais manifestée...

    Je n’aime pas critiquer un livre de cette manière parce que j’estime qu’un auteur met du temps à mettre de l'ordre dans ses idées, avant de les formuler dans le but de publier un contenu qu'il jugerait digne de ses lecteurs. Mais le fait est que je n’ai pas apprécié cette lecture et que je m'efforce de vous en expliquer les raisons. Je tiens évidemment à préciser que c'est mon avis personnel, et que vous pourriez donc être surpris par cette lecture si vous lui laissez l'opportunité de vous atteindre. Je ne peux que vous encourager à vous forger votre propre opinion, en espérant simplement que cette lecture vous plaira davantage qu'à moi. 


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  • La prophétie de Glendower de M. Stiefvater  452 pages | Black Moon

    « La prophétie de Glendower [01] » de Maggie Stiefvater

     

    Depuis l’enfance, Blue entend dire qu’elle tuera l’homme de sa vie… d’un simple baiser. Elle a donc résolu de ne jamais tomber amoureuse, ainsi le problème est réglé, la prophétie annulée. Pourtant, quand elle se voit entraînée dans le groupe des Corbeaux, elle se met à douter. Car, à la tête de cette bande de riches étudiants, se trouve Gansey. Or, récemment, l’esprit de Gansey est apparu à Blue. Depuis, elle ne cesse de se remémorer la prophétie : « Il n’y a que deux raisons pour lesquelles un esprit peut apparaître à un non-voyant à la veille de la Saint-Marc, Blue. Tu dois être soit l’amour de sa vie, soit la cause de sa mort. »

     

     

    Ce que j'en ai pensé                    

    Avant d’entrer dans le vif du sujet, je tenais à vous dire une chose : ne lisez pas le résumé. Et si, malheureusement, ces lignes ne vous sont apparues que trop tard, alors ne vous fiez pas à la présentation en quatrième de couverte, car elle n’est pas représentative de son contenu.

    Il m’arrive régulièrement de me laisser tenter par l’illustration d’un livre, au détriment de son résumé que je ne lis que très rarement. Naturellement, ce livre n’a pas échappé à mon petit rituel de lectrice, puisque c’est la phrase en première page qui n’a pas manqué d’attirer ma curiosité. Mais cette phrase n’est en réalité qu’un élément superficiel de l’histoire et on ne sait finalement que très peu de chose sur le personnage « principal » de l’intrigue, à savoir Blue, et de cette malédiction qui semble peser sur ses frêles épaules. Fille de médium ayant la capacité d’accentuer les pouvoirs de sa famille, cette jeune fille me semblait être au cœur même de l’histoire, mais n’a finalement été qu’un pion sur l’échiquier de l’imagination de l’auteur.

    Maggie Stiefvater, que je connaissais déjà via « Sous le signe du scorpion » et « Les loups de Mercy Falls T01 », est réputée pour alterner les points de vue et « La prophétie de Glendower » n’a pas échappé à la règle puisque on a tantôt le récit de Blue, tantôt celui de Gansey, en passant par une flopée d’autres personnages, tous plus complexes les uns que les autres.

    J’avoue d'ailleurs avoir eu beaucoup de mal à comprendre et à entrer dans l’univers dépeint par l’auteur au tout début de ma lecture, et ce pour plusieurs raisons. En premier lieu : les prénoms choisis pour ses personnages sont nombreux, complexes et difficiles à retenir, d’autant plus lorsque l’on passe d’un personnage à l’autre. Ainsi, il m’a été difficile de me remémorer « qui était qui », et dans quel contexte il avait été évoqué pour la première fois.

    La seconde difficulté a été pour moi l’univers en lui-même parce qu'il est remplit de détails, de données à se rappeler, de magie et de lieux aux noms compliqués. Le fait est que l’auteur a su aller au bout de ses idées et n’a pas manqué d’étoffer son contenu pour en faire quelque chose de sensé, mais dans lequel on peut rapidement se perdre. Il m’aura donc fallu un certain temps pour me familiariser avec toutes ces petites choses qui en font finalement un contenu riche, digne d’être apprécié. 

    Au final, je ne peux dire qu’une seule chose : j’aime beaucoup le style de l’auteur et ces quelques petites choses ne sont finalement que des détails insignifiants qui n’entravent en rien la lecture. La lenteur est synonyme de la mise en place de l'univers et est donc nécessaire à la compréhension future de l'histoire. Je le redis, il faut simplement un certain temps d’adaptation, et une fois habitué à la plume de l’auteur, il devient aisé de se laisser prendre par l’histoire. Il me tarde d'ailleurs de me laisser couler dans le second tome de cette quadrilogie.  

     

    Les différents tomes de la saga 

    « La prophétie de Glendower [01] » de Maggie Stiefvater « La prophétie de Glendower [01] » de Maggie Stiefvater « La prophétie de Glendower [01] » de Maggie Stiefvater « La prophétie de Glendower [01] » de Maggie Stiefvater

    Je me dois de vous informer : ce premier tome, bien qu'encore présent dans certaines libraires, ne sera pas réimprimé, tout comme le troisième tome ne devrait probablement jamais voir le jour en version française. Ainsi, si vous souhaitez démarrer cette saga, il vous faudra la continuer en version originale. Vous voilà prévenu(e)s... :-)


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