• Blacklistée de Cole Gibsen             336 pages | Hugo & Cie (New Way) | 17 €

    En apparence, Regan Flay a tout ce dont on peut rêver. A 17 ans, elle est populaire, étudie dans l'un des meilleurs lycées du monde, et ses parents ont les moyens de satisfaire le moindre de ses souhaits. Mais sa vie bascule le jour où, en arrivant en cours, Regan découvre ses textos et messages privés Facebook placardés sur les murs du lycée. Vacheries, mensonges, insultes, manipulations : tout est là, exposé aux yeux de chacun. En une seconde, elle passe du statut de princesse à celui de véritable paria. Elle trouve du soutien auprès de Nolan qui découvre vite que Regan est tout sauf la miss Parfaite qu'elle voulait bien montrer. Sous sa carapace, c'est une jeune fille angoissée, qui a du mal à supporter les exigences de sa mère. Car rester toujours au top demande une sacrée dose d'énergie, et aucun échec n'est envisageable. 

     

    Ce que j'en ai pensé                    « Le jeu du maître [01] » de James Dashner

    Je pense que je devais être dans mes bons jours lorsque j'ai découvert cette lecture. Et pour cause, la couverture est simple, pas particulièrement attrayante. Quant au synopsis, il n'est pas spécialement tentant, je l'ai même trouvé plutôt « basique ».  Je ne sais donc par quel miracle je lui ai accordé mon attention, après être tombée dessus un peu par hasard, mais les faits sont là et je ne saurais dire - une fois de plus - si ce fut une bonne ou une mauvaise découverte.

    Pour vous situer un peu : « Blacklistée », c'est l'histoire d'une adolescente qui possède toutes les caractéristiques-types de la fille « populaire » : elle est superficielle, détestable et hypocrite. Le genre de nana qui veut faire ami(e)-amie avec la terre entière et qui ne peut s'empêcher de casser du sucre sur le dos des gens dès qu'ils ont le dos tourné, pour parvenir à ses fins. Est-ce que vous le voyez venir ? Je veux dire : le cliché par excellence de l'héroïne insupportable qui va voir sa vie complètement bouleversée du jour au lendemain ? Les petites révélations sur les raisons de son comportement ? Et : Oh ! Surprise ! Les changements qui vont s'opérer à la suite des péripéties imaginées par l'auteur ?

    L'intrigue n'est pas innovante. Je dirais même qu'elle est plutôt banale. Des histoires dans le genre, je ne dirais pas que c'est courant dans les romans, mais un peu quand même. 

    De plus, avec un peu de bon sens et de jugeote, je trouve qu'il est assez évident de deviner la source de ce chamboulement. Je ne m'étendrais pas sur le sujet, mais le fait est que je n'ai eu aucune plaisir à chercher le coupable tant son identité tombait sous le sens. Je n'ai pas été convaincue par l'histoire, par son déroulement, par la plume de l'auteur ou par les personnages. Je ne me suis pas identifiée à Regan, tout comme je n'ai pas éprouvé de sympathie pour cette nana que j'ai trouvée dégoulinante de fausseté, même lorsqu'elle paraissait un minimum sincère. 

    Les clichés sont nombreux, le déroulement évident, l'intrigue prévisible, etc.

    Bref, vous l'aurez compris : bon nombre de choses m'ont dérangée, certaines m'ont même pas mal énervée (je dois être une vieille frustrée, allez savoir ?!). Pourtant, une fois entamé, je n'ai plus su détacher mon attention de ce bouquin. Je voulais connaître la suite, quant bien même elle n'était pas à la hauteur de mes attentes. Cole Gibsen a misé sur une histoire simple et clichée, mais aussi efficace puisqu'elle fonctionne bien malgré ses quelques défauts. Le gros point positif de ce roman aura été pour moi le projet mystère de Regan qui m'aura intriguée jusqu'à la fin. Je pense d'ailleurs que c'est ce petit détail qui a contribué à garder mes sens en éveil, même si le projet en lui-même était - une fois encore - assez facile à deviner.

    Pour conclure, je dirais que j'en ressors assez mitigée.

    Je n'ai pas aimé l'histoire, que j'ai trouvé clichée, ni le style de l'auteur. Pourtant, j'ai voulu savoir la suite, ce qui - selon moi - est plutôt positif. Je pense qu'avec quelques vrais rebondissements et un déroulement moins prévisible, j'aurais pu apprécier un peu plus cette lecture. Selon moi, c'est un livre a mettre plutôt entre les mains des plus jeunes parce qu'en soi, le thème abordé est plutôt intéressant malgré les quelques facilités dans l'intrigue, et le parti pris de l'auteur sur le harcèlement en vaut quand même le détour. 


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  • Sweet de Emmy Laybourne                      360 pages | Hachette | 17,85 €

    Madame, Monsieur,
    J’ai l’honneur de vous inviter à une extraordinaire croisière de luxe à bord de l’Extravagance !
    Au programme : découverte en avant-première d’un produit miracle qui vous débarrassera de vos bourrelets disgracieux. Et sans efforts !
    Vous rêvez de retrouver votre taille de guêpe ? Le Solu est fait pour vous. Le Solu n’est pas un amincissant comme les autres. Le Solu vous fera vraiment maigrir. Vous ne pourrez plus vous passer de lui.
    Je vous le garantis.
    N’attendez plus : rejoignez-nous sur les rives de Fort Lauderdale, en Floride, pour un embarquement imminent !
    Au plaisir de vous aider à mincir,
    Timothy Almstead, président de Solu Corporation...

     

    Ce que j'en ai pensé                    

    La première chose qui m'a attirée dans « Sweet », c'est sa couverture. J'aime beaucoup le contraste entre les lèvres décorées de sucre (ou de Solu ?!) et les mains tâchées de sang qui encadrent cette petite phrase d'accroche : « Il n'y a pas que vos complexes qui vont fondre ».

    Et une fois le livre entamé, J'ai apprécié le message véhiculé par l'auteur. Les écrivains nous dépeignent souvent des héroïnes bien dans leur peau, avec des formes mais pas trop, avec une condition physique enviable, etc. Des modèles à suivre, que nous pouvons également retrouver sur les podiums, dans les magasines, à la télé, etc. C'est-à-dire partout dans la société actuelle.

    Pouvoir suivre les aventures d'un fille comme Lauren, adolescente de 17 ans, bien dans ses baskets avec ses quelques rondeurs, était comme un petit vent de fraîcheur.

    Cependant (et là vous me voyez venir à des kilomètres), bien que « Sweet » soit un livre addictif avec une belle morale, je n'ai pas été conquise par son intrigue. 

    Bon, d'accord, le diktat de la beauté et de la minceur était un sujet intéressant, mais je n'ai pas aimé la manière dont les choses ont été tournées. Je ne sais pas si c'est dû à la romance trop marquée, qu'on sent pointer à des kilomètres, ou bien à la personnalité des personnages que j'ai trouvé particulièrement pauvre, ou encore cette fin qui n'en est pas vraiment une et qui me laisse un léger goût amer... Quant au personnage de Tom-Tom, je n'en parle même pas ! Ce pseudo bellâtre m'a tapé sur les nerfs dès les premières lignes.

    Enfin, le fait est que j'ai trouvé qu'il manquait un petit truc. Ce petit quelque chose pour que l'histoire soit vraiment bonne et me transcende, d'autant plus que l'idée de base était on ne peut plus intéressante et novatrice.

    Je suis restée sur ma faim. J'en garde un sentiment de frustration. Je reste très critique quant à son contenu. Je lui accorde un 10 sur 20, parce que j'en espérais plus et parce que j'ai été partiellement déçue par son déroulement et sa conclusion (tout ça, pour ça ?!). Ce livre m'a fait le même effet que le Solu pour Lauren : j'en attendais beaucoup, ,j'ai été déçue par son contenu. 

     

    D'autres livres écrits par l'auteur 

       


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  • Traqué 3 de Andrew Fukuda           398 pages | Michel Lafon (Poche) | 8,20 €

    « Traqué [03] » de Andrew Fukuda

     



    T3 - Ne lisez pas le résumé si vous ne voulez pas être spoilé !

    Projeté de gauche à droite, complètement désorienté, j’ai désormais conscience de m’être menti jusque-là : je ne maîtrise plus rien. Je suis à leur merci… Un hurlement me déchire la gorge.

     

     

     

    Ce que j'en ai pensé                    « Traqué [03] » de Andrew Fukuda

    Au début, je me suis demandée où l'auteur voulait en venir avec ses deux premiers tomes. Là où le premier posait des bases maladroites, le second implantait un décor lugubre, tout en faisant germer le doute dans nos esprits. Pourquoi ? Pour aller où ? Dans quel but ?

    Je l'ai compris rapidement avec ce troisième opus qui m'a plus que conquise.

    Pour être honnête avec vous, j'ai parfois eu du mal à me faire au style de l'auteur que j'ai quelque fois trouvé trop porté « Jeunesse ». Je l'avais déjà dis dans mes deux critiques précédentes, mais fournir des détails écœurants juste pour le plaisir de soulever les coeurs, ce n'est pas ma tasse de thé. Je pense que d'autres chemins auraient pu être empruntés pour rendre l'histoire plus palpitante et toucher plus de lecteurs. 

    Malgré cela, je dirais que ce dernier roman clôture remarquablement cette trilogie. Je trouve que ça valait la peine de se farcir quelques longueurs et de se poser quelques questions pour en arriver à cette conclusion. Et quelle fin imprévisible ! 

    Petit bémol cependant, et là je préfère vous prévenir qu'il y a un léger risque de spoiler : je regrette un peu que l'auteur ne nous communique pas plus d'informations sur Ben et Claire. Tout comme j'ai trouvé dommage de ne pas en apprendre davantage sur le père de Gene, et de ne pas suivre nos héros durant la traversée du Nede.

    Un petit épilogue ou un livre supplémentaire (hors-série) ne m'aurait pas déplu.

    J'ai donc été plus qu'emballée par ce dernier tome qui ne m'a pas fait regretter une seule seconde de lui avoir accordé mon attention ! C'est une bonne trilogie qui en vaut le détour, ne serait-ce que pour le grand final, pour autant qu'on lui laisse une chance.

     

    Les différents tomes de la saga

      


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  • Kaleb de Myra Eljundir                      442 pages | Robert Laffont (R) | 18 €

    « Traqué [02] » de Andrew Fukuda

     

    À 19 ans, Kaleb Helgusson se découvre empathe : il se connecte à vos émotions pour vous manipuler. Il vous connaît mieux que vous-mêmes. Et cela le rend irrésistible. Terriblement dangereux. Parce qu’on ne peut s’empêcher de l’aimer. À la folie. À la mort.

    Sachez que ce qu’il vous fera, il n’en sera pas désolé. Ce don qu’il tient d’une lignée islandaise millénaire le grise. Même traqué comme une bête, il en veut toujours plus. Jusqu’au jour ou sa propre puissance le dépasse et ou tout bascule… Mais que peut-on contre le volcan qui vient de se réveiller ?

     

    Ce que j'en ai pensé                    « Kaleb [01] » de Myra Eljundir

    Bon… J’avoue, celui-ci, ça fait un petit moment que je l’ai lu maintenant. Mais je me souviens tout à fait de lui, et de l’effet qu’il m’a fait puisqu’il s’agissait d’un énorme coup de cœur !

    Le personnage principal, Kaleb, a un côté bad boy plutôt plaisant. Il ne prétend pas être bon ou gentil, bien au contraire. Il sait qu’il est mauvais, il sait l’effet que ça lui procure de se laisser aller. Ça n’en est que plus jouissif de suivre les aventures de ce garçon atypique et ses vaines tentatives pour lutter contre ce mal qui le ronge de l’intérieur. J’ai d’autant plus aimé son authenticité, sa manière d’être, sa façon de penser, sa sincérité mal placée. C’est un adolescent mal dans sa peau, qui se questionne sur son passé et sur son avenir. Qui joue de ses charmes naturels pour se faire un tant soit peu apprécié par le monde qui l’entoure. Il joue avec les femmes, il se bagarre avec les hommes, il s’accapare les émotions de tout et chacun pour ne pas se montrer sous son vrai jour, tel qu’il est réellement.

    J’ai adoré Kaleb à tel point que c’était un réel bonheur pour moi de tourner les pages, d’en savoir un peu plus sur lui, sur sa personnalité. Il y a d’ailleurs un petit côté psychologique dans ce bouquin qui m’a vraiment captivée, mais je crois que mon amour et mon admiration pour ce premier tome transparaissent suffisamment dans mon avis pour ne pas m’étayer ou m’appesantir sur le sujet (entre nous, je pourrais vous vanter ses mérites pendant des heures).

    Concernant le personnage féminin de ce roman, je dois dire qu'elle ne m’a pas fait grande impression. Je ne me souviens plus de son prénom (Abigail, je crois), mais bien de ses capacités que j’avais trouvées plutôt impressionnantes.

    Quant à l’intrigue en elle-même, j’ai trouvé qu’elle était plutôt bien amenée. Elle prend tout doucement de l’ampleur, ce que j’ai trouvé assez agréable. L’homme noir m’a beaucoup intriguée et je me suis demandé – tout comme Kaleb – quelles étaient ses intentions durant ces 400 pages de suspense insoutenable. Au final, je ne me souviens même plus si mes questionnements avaient trouvés réponses, ou non, au terme de ce tome...

    J’ajouterais une petite critique envers les personnages secondaires. Je dois dire que certains d’entre eux m’ont passablement énervée par leur comportement prévisible, voir insupportable. Je n’en dirais pas plus pour ne pas gâcher l’histoire à ceux qui ne l’auraient pas encore découverte, mais le fait est que certaines situations m’ont par moment parues tellement grosses que je pouvais les prédire à des kilomètres (spoiler alert : il n’y a que moi qui ai trouvé son « meilleur ami » louche, dès le départ ?).

    Heureusement, ces éléments négatifs ont rapidement été mis aux oubliettes. La preuve étant que je ne retiens, pour finir, que du positif de ce roman qui fut pour moi un immense coup de cœur.

     

    Les différents tomes de la saga

      Couverture Kaleb, tome 3 : Fusion


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  • 50 nuances plus sombres de EL James  710 pages | Le livre de poche | 7,90 €

    « Cinquante nuances de Grey [01] » de E. L. James


    T2 - Ne lisez pas le résumé si vous ne voulez pas être spoilé !

    Dépassée par les sombres secrets de Christian Grey, Ana Steele a mis un terme à leur relation pour se consacrer à sa carrière d éditrice. Mais son désir pour Grey occupe toujours toutes ses pensées et lorsqu'il lui propose un nouvel accord, elle ne peut y résister.

    Peu à peu, elle en apprend davantage sur le douloureux passé de son ténébreux M. Cinquante Nuances, toujours aussi passionné. Tandis que Christian lutte contre ses démons intérieurs, Ana doit prendre la décision la plus importante de sa vie.

     

     

    Ce que j'en ai pensé                    « Cinquante nuances de Grey [02] » de E. L. James

    Ne me demandez pas pourquoi j’y suis retournée après la douche froide du tome un. Ça doit être dû à des proches – malveillants – qui m’ont conseillée de ne pas rester sur ma première impression, m’assurant que la suite le surpassait (ou alors j’ai moi-même un penchant masochiste, allez savoir…).

    Et sincèrement, j’ai été plutôt surprise, même s’il y a des choses qui n’ont pas changées en cours de route : Ana m’a une fois de plus couru sur le haricot, quand elle ne m’a pas tapé sur le système. Elle est niaise, insipide, insupportable, peu crédible... Choisissez l’adjectif négatif que vous voulez, elles les endossent pour la plupart à elle seule.

    Quant à notre cher monsieur Grey, je dois dire qu’il m’a un peu plus intriguée dans ce second bouquin. Certes, je n’en ferais pas mon quatre heure, ni mon personnage favori, mais il a pris une dimension un peu plus "mystérieuse" qui m’a presque ravie (j’insiste sur le presque). En savoir un peu plus sur son histoire, c’était déjà bien plus intéressant que les pseudos-péripéties du premier livre, selon moi. Il faut dire qu’il ne se passait pas grand-chose dans ce dernier...

    Concernant la critique pure et dure, je reviendrais sur mon précédent commentaire : les clichés et les caricatures qui parsèment ce bouquin sont épouvantables. Il y a tellement de situations incongrues, de comportements inappropriés, de réflexions futiles. Tellement peu d’émotions pour un bouquin « érotique » (pornographique ?) qui se veut « romantique » ! 

    Et puis, entre nous, ça fait quand même approximativement 1400 pages que je me demande si Christian aurait eu autant de « charisme » s’il n'avait pas été milliardaire, mais garagiste au fin fond de la cambrousse et s’il n'avait pas habité dans un appartement luxueux, mais bien dans une caravane miteuse. La salle de jeu aurait été beaucoup moins classe, il faut se le dire (je dois probablement tenir cette idée farfelue d’une critique pêchée sur internet, mais reconnaissez-le : c’est tellement vrai).

    Me dire que cette saga tient probablement de la richesse et de l’esprit dérangé (ou torturé, comme vous voulez) d’un businessman et du soi—disant élan « romantique » d’une littéraire/journaliste écervelée est quelque chose qui m’impressionne, autant que cela me désole. Bravo l’auteure pour cet exploit contradictoire.

    Au final, ma critique est assez rude. J’ai pourtant trouvé que l’histoire était supérieure à la précédente, sans pour autant en faire un chef-d’œuvre. Je ne sais pas pourquoi je suis aussi tranchante. En soi, ce n’est pas un mauvais roman (même s'il est loin d'être bon pour autant), c’est juste un roman qui ne tient pas ses promesses parmi tant d’autres. Et à vrai dire, je ne comprends toujours pas son succès, ni l’engouement qu'il suscite. Personnellement, je n’ai pas été emballée, même si je n’ai pas non plus vraiment été déçue. Je m'attendais, une fois de plus, à autre chose. En tout cas, il se laisse lire, c'est l'une de ses seules qualités. 

     

    Les différents tomes de la saga

    « L'épreuve [02] » de James Dashner « L'épreuve [02] » de James Dashner « L'épreuve [02] » de James Dashner « Cinquante nuances de Grey [01] » de E. L. James

     

    Bande-annonce du film          Ne regardez pas la BA si vous ne voulez pas être spoilé

     


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