• Vivants de Isaac Marion                           318 pages | Bragelonne | 17 €

    « Vivants » d'Isaac Marion.

     

    R est un zombie. Il n'a pas de nom, pas de souvenirs, pas de pouls. Mais il rêve. Dans les ruines d'une ville dévastée, R rencontre Julie. Elle est vivante, palpitante. C'est un jaillissement de couleurs dans un camaïeu de gris. Et sans vraiment savoir pourquoi, R choisit de ne pas la tuer.

    C'est le début d'une étrange relation, à la fois tendre et dangereuse. Ce n'était jamais arrivé. R bafoue les règles des Vivants et des Morts. Il veut respirer de nouveau, il veut vivre, et Julie va l'aider. Mais leur monde ne se laissera pas transformer sans combattre.

     

     

    Ce que j'en ai pensé                    « L'épreuve [02] » de James Dashner

    Il m’arrive quelques fois de visiter les sites de mes collègues blogueurs et de tomber sur des chroniques pétillantes ou des avis si tentants que je n’ai qu’une seule envie : en apprendre un peu plus sur leurs lectures. D’autres fois, je découvre que certaines d’entre elles sont en cours d’adaptation. Des séries pour la plupart. Des films le reste du temps.

    Il m’arrive aussi, un peu plus rarement, de découvrir qu’une adaptation est en cours et de vouloir connaitre le livre au préalable. Lire avant de visionner. Savourer les mots avant d’être potentiellement déçue par une mauvaise réalisation.

    Car oui, je suis de ceux qui n’apprécient pas spécialement la transition du roman au cinéma. Certes, j’apprécie les bons films, mais pas les mauvaises adaptations. Vous savez, celles qui ne sont pas fidèles au livre ou qui partent dans tout les sens… Mais là n’est pas la question ! Lors de l’une de ces nombreuses escapades, je suis tombée sur une information que je croyais peu importante et qui m'a pourtant influencée. Des images attrayantes d’un acteur séduisant et quelques mots concernant un livre que je n’avais pas encore eu le loisir de survoler : Vivants (Worm Bodies).

    La couverture m’a tout de suite attirée. Son contraste entre le rouge et le blanc. Ce labyrinthe de sang. Cet arbre coloré censé représenter la vie qui s’écoule dans nos veines, entrelacé avec le nom du livre et enchevêtré dans celui-ci, comme deux choses indissociables et inséparables. Le sang pour la vie et le reste pour la mort. J’ai irrémédiablement été fascinée par l’intrigue, par cette nouveauté, cette idée sortant des sentiers battus.

    Fini les vampires. Ce monde apocalyptique est peuplé de zombies en décompositions, régis par des êtres plus délabrés encore, communément appelés les Osseux. Ils ne savent plus lire ou communiquer si ce n’est en mono syllabes. Les grandes conversations ne sont plus pour eux. Les longues balades en voiture sont à proscrire. Les rares moments où les zombies sont de sortie, c’est lorsque la faim les anime. Ce besoin de se nourrir et de manger, quel qu’en soit le prix.

    Quitte à perdre leur peu d’humanité pour de précieuses secondes de vie, lorsque la première bouchée est savourée. Et il y a R, un zombie hors du commun. Un zombie qui aime la musique et qui aimerait pouvoir se souvenir. Revivre. Survivre. Pouvoir lire ce qui l’entoure. Connaitre son nom et celui des autres. Un zombie qui rêve d’une autre vie.

    Comment en sommes nous arrivés là ? Pourquoi ? Les questions sont nombreuses et la plume savoureuse de l’auteur y répond tout en douceur. Il nous laisse savourer son écriture poétique et nous laisse déguster avec sagesse les mots qui parsèment son roman. Ce livre m’a fait l’impression d’un carré de chocolat, petit morceau de douceur dans un moment de déprime.

    Ce réconfort que seul le pot de pâte à tartiner pourrait combler en cas de sombres pensées. Lire un livre d’une telle envergure m’a fait frissonner à plusieurs reprises. C’est un roman parsemé de tendresse et de douceur, malgré quelques passages difficiles et moroses. J’ai vraiment beaucoup apprécié le personnage de R et sa sensibilité particulière. Ses pensées m’ont submergée, sa manière de fonctionner m’a fascinée. Mis à part une fin un brin trop prévisible selon moi (surtout quand on suit le raisonnement du livre),  le roman d’Isaac Marion reste étonnamment abordable et agréable. N’est-ce pas suffisant que pour conquérir n’importe quel lecteur et en faire un coup de coeur monumental ?

    Les + : Une idée vraiment très surprenante, une plume accueillante et agréable qui donne envie d’en apprendre davantage, un personnage principal incroyablement attractif.

    Les – : Une fin assez prévisible et relativement facile à mon goût, tout s’enchaine trop rapidement sur les derniers paragraphes et certaines questions semblent rester quelque peu en suspends.

     

    Les différents tomes de la saga

    Sommaire - classement par auteurs « Vivants » d'Isaac Marion.

     

    Bande-annonce du film          Ne regardez pas la BA si vous ne voulez pas être spoilé


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