• Le Magasin des Suicides de Jean Teulé       157 pages | Pocket | 5,40 €

    « Le magasin des suicides » de Jean Teulé.

     



    Vous avez raté votre vie ? Avec nous, vous réussirez votre mort ! Imaginez un magasin où l'on vend depuis dix générations tous les ingrédients possibles pour se suicider. Cette petite entreprise familiale prospère dans la tristesse et l'humeur sombre jusqu'au jour abominable où surgit un adversaire impitoyable : la joie de vivre...



     

     

    Ce que j'en ai pensé                    « Le magasin des suicides » de Jean Teulé.

    Bien que je sois censée lire le tome trois de Hunger Games (que je ne me suis toujours pas résignée à commencer/terminer), je me suis laissée tenter par une toute autre lecture qui n'est autre que celle-ci : « Le magasin des suicides » de Jean Teulé. Un livre qui, je dois avouer, change énormément de mes lectures habituelles. Le style d'écriture est très particulier car l'auteur aborde ici le thème du suicide avec une nonchalance déconcertante, agrémenté d'une pointe de cynisme et saupoudré d'un humour noir particulier. Les pages se succèdent dans des chapitres assez courts, facile à lire et très agréables malgré tout.

    Quant à la famille Tuvache, c'est une belle brochette de personnages ternes, sombres et suicidaires qui m'ont légèrement fait penser aux membres de cette célèbre « famille Adams ». Leur magasin, très lugubre, vent une ribambelle de matériaux destinés à mettre fin à sa vie. De la corde du pendu, en véritable chanvre et faites de manière artisanale, en passant par les bonbons empoisonnés, les parpaings et le « Dead Kiss » que je vous laisserais découvrir. Tout se passerait pour le mieux... Je veux dire pour le pire pour cette famille si Alan n'était pas arrivé. Des générations de vendeurs de suicides, jamais un seul problème, jusqu'à lui. Ce fameux Alan, le petit dernier, un vrai fléau. Ce garçon, qui avait pourtant l'air inoffensif, tout petit, dans son landau, va se révéler être un vrai fardeau pour ses parents car il va chambouler leurs vies du tout au tout.

    Et bien, je dois dire que je n'avais jamais lu ce genre de livre, auparavant et j'ai été très agréablement surprise par ce style d'écriture. Certes, la fin m'a un petit peu déconcertée par sa brusquerie, mais cela n'en reste pas moins une bonne lecture. Je ne la conseillerais cependant pas à n'importe qui. L'humour est peut-être présent, mais il n'en reste pas moins un humour noir, à ne pas laisser entre toutes les mains. Alors mesdames, messieurs, vous voilà avertis ! 

     

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  • Le monde de Charlie de S. Chbosky    288 pages | Le Livre de Poche | 6,60 €

    « Le monde de Charlie » de Stephen Chbosky

    Au lycée, on trouve Charlie bizarre.

    Trop sensible, pas « raccord ».

    Aux yeux de son professeur de Lettres, qui lui fait découvrir les classiques américains, c'est sans doute un prodige ; les autres le voient comme « freak ».

    Lui se contente de rester en marge des choses.

    Jusqu'au jour où deux étudiants, Patrick et la jolie Sam, le prennent sous leur aile. La musique, les filles, la fête : c'est tout un monde que Charlie découvre.

     

    Ce que j'en ai pensé                    

    Sincèrement, au début, je n'étais pas du tout emballée par cette lecture.

    Le résumé ne m'inspirait pas. La couverture, encore moins. Et je ne parle pas des premières lignes qui ont suscité un sentiment d'appréhension dans mon esprit... Je remercie toutefois les grandes surfaces pour leurs actions « 2 + 1 gratuit » dans les livres de poche puisque, sans cela, je n'aurais jamais succombé à la plume de Stephen Chbosky !

    Car, en effet, j'ai succombé à cet auteur. 

    Je ne vous cache pas que le style est assez particulier puisque le roman est composé de multiples lettres que Charlie adresse a on-ne-sait-qui. Ainsi, lettre après lettre, nous nous enfonçons dans son quotidien et dans le méandre de son esprit... Et je dois dire que j'ai su apprécier cette forme. 

    Charlie est un personnage atypique qui m'a tout de suite conquise.

    Je me suis reconnue dans ses pensées, dans sa manière de voir le monde et de se poser mille et une question sur la façon dont il « doit » se comporter. Son innocence et sa fragilité m'ont aussi beaucoup touchée. Je trouve que cette lecture dépeint assez bien l'adolescence et la complexité de cette étape dans la vie d'un individu.

    J'ai également beaucoup aimé la conclusion de ce roman, même si... le rebondissement dont notre héro est victime est assez énorme ! Je ne vous en dirais pas plus, mon but n'étant pas de vous spoiler, mais bien de vous donner mon avis et - lorsqu'un bouquin trouve grâce à mes yeux - de vous propager mon amour de la lecture ! 

    Je ne peux donc que vous conseiller ce roman car, bien que les débuts soient un petit peu difficiles à appréhender (comme dit plus haut, la plume de l'auteur est assez particulière), l'histoire en vaut largement le détour. 

    En ce qui concerne le film, je trouve que l'adaptation est plutôt réussie. Je dirais même, assez fidèle au roman puisque la plume de l'auteur a été admirablement retranscrite. Vous l'aurez donc compris, j'ai passé un agréable moment lors du visionnage du « monde de Charlie ». Certes, Charlie semble un petit peu moins complexe à travers l'écran, mais je pense que l'adaptation aurait difficilement pu être meilleure. Et puis... Je dois avouer que j'ai quand même beaucoup apprécié les acteurs choisis pour incarner les personnages de Chbosky ! 

     

    Bande-annonce du film          Ne regardez pas la BA si vous ne voulez pas être spoilé


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  • Le piège de l'innocence de Kelley York  336 pages | Pocket (PKJ) | 19,95 €

    Il voulait l’aider, il se retrouve accusé.

    Vic Howard a toujours été transparent, ignoré de tous, même de sa propre mère. Un soir, alors qu’il s’ennuie à une fête, il remarque que Callie, une fille de son lycée, a beaucoup trop bu. Il décide de lui venir en aide.

    Au matin, la police sonne chez Vic : Callie a été violée, il est le principal suspect. Du jour au lendemain, il est le centre de l’attention, tous le considèrent coupable. Sauf Autumn, la meilleure amie de la victime, qui compte bien s’allier à Vic pour découvrir une vérité que tout le monde préfère taire...



    Ce que j'en ai pensé                    

    Voici un livre qui me semblait prometteur, mais qui s'est avéré assez décevant. Le thème était pourtant bien choisi et j'aurais réellement pu apprécier le contenu du bouquin si le dénouement n'avait pas été aussi évident et prévisible.  

    C'est dommage, parce que l'auteur avait de bonnes idées. Il faut dire que le sujet n'était pas anodin puisque toute l'histoire tourne autour d'un viol et d'un auteur présumé qui cherche à prouver son innocence. Ce coup de projecteur sur le suspect m'a d'ailleurs pas mal captivée, mais la manière dont les choses ont été amenées m'a pas mal dérangée.

    Je pense que l'auteur aurait pu pousser le bouchon un peu plus loin, rendre l'intrigue un peu plus sombre, faire durer le suspens en essayant de nous embrouiller un peu plus l'esprit, etc. Je m'attendais à chercher le vrai coupable, à douter d'une ribambelle de personnages et au final... J'ai trouvé la conclusion tellement facile !

    Et l'histoire qui se créée en cours de route est tellement peu crédible... Attention, je préfère vous prévenir qu'il y a un gros spoiler là derrière : Je veux dire... Soyons sérieux une minute. Il se fait victimiser par la meilleure amie de Callie qui l'accuse de viol et, quelques jours plus tard, alors qu'on doute encore de l'identité du violeur, Automn et lui décident de s'allier pour mener l'enquête. Dans le plus grand des calmes. C'est d'ailleurs le moment que choisit Vic pour tenter une approche avec cette dernière qui ne semble pas indifférente... Ca ne choque que moi !?

    Enfin, pour vous faire un résumé de mon avis : je dirais que le thème abordé était plutôt intéressant, tout comme le fait de suivre le parcours du suspect, et non pas celui de la victime. Le problème, c'est que l'histoire en elle-même était un peu trop gentillette et pas suffisamment élaborée, en plus d'être relativement prévisible. J'ai aussi trouvé que les idées  n'étaient pas suffisamment abouties.

    Je n'ai pas vraiment aimé, mais je n'ai pas détesté non plus. Je dirais que l'angle d'attaque en vaut le détour, l'intrigue en elle-même... peut-être un peu moins. 

     

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  • Les coeurs fêlés de Gayle Forman              272 pages | Pocket | 6,30 €

    « Les coeurs fêlés » de Gayle Forman

    N'avez-vous jamais fait ce rêve étrange et glaçant : celui où vous savez pertinemment que vous n'êtes pas folle mais où personne autour de vous ne semble du même avis ?

    Pour Brit, du haut de ses seize ans, ce cauchemar devient réel quand son père la conduit de force à Red Rock, un centre de redressement qui prétend mater les enfants rebelles. Brit doit y suivre une thérapie pour guérir des maux qui n'existent que dans la tête de son père.
    Dans cet enfer d¹humiliations et de brimades, Brit se raccroche à des amies qui vont l'empêcher de sombrer dans la folie. Des amies qui vont l'aider à survivre. Ensemble elles vont se redresser. Ensemble elles vont résister.



    Ce que j'en ai pensé                    « Les coeurs fêlés » de Gayle Forman

    Brit, du haut de ses seize ans, est une adolescente comme les autres, à la différence prêt qu’elle aime s'isoler dans son petit monde qu’est la musique, en cherchant à fuir - non seulement la réalité - mais aussi le monstre (sa belle mère). Pour son père, les choses n'ont que trop durées. Les piercings, les tatouages et la pseudo rébellion, s'en est trop ! Il décide donc de prendre les choses en mains pour aider sa fille, en l'envoyant dans le lieu par excellence : Red Rock, un centre de redressement pour ados en conflit avec eux-mêmes et leurs parents. Pas de rigolades, les règles sont strictes. Au programme : randonnées sous le soleil, construction du mur, séances de confrontation et psychologie !

    Pour Brit, éloignée de tout, les jours deviennent de véritables cauchemars, loin de sa famille, de ses amis et de son groupe. Cependant, dans ce lieux où tout semble noir, certaines personnes se démarquent. Des gens sur qui Brit pourra compter dans les moments difficiles. Des filles qui lui tiendront la main, durant ce terrible voyage en enfer.

    A vrai dire, « Les cœurs fêlés » est le second bouquin de Gayle Forman que je lis et apprécie. Son style d’écriture est assez agréable. Elle aborde ici un sujet fort et concret : les centres de redressement. Sa manière de décrire cet endroit est tout à fait renversante. Il n’y a pas de décors agréables, pas d’aides aux adolescents, simplement des punitions (je ne peux appeler cela autrement). La tension qui y règne est palpable. On s’identifie assez facilement aux ados en proies à une telle tyrannie et l’on en vient à se demander comment un tel lieu peut exister.

    Certes, l’auteur à inventer son propre centre dans cette histoire, mais elle ne nie pas s’être inspirée de lieux déjà existants. Tout au long du bouquin, je me suis identifiée à cette Brit, cette adolescente qui n’a rien demandé à personne, qui cherche simplement à vivre sa vie et qui est littéralement jetée dans la cage aux tigres par son père. Au final, on s’imprègne de sa déception. On comprend également son mal être face au monde des adultes, eux qui ne savent pas toujours comprendre les jeunes…

    En d'autres termes : c'est un très bon livre qui aborde assez bien le monde des adolescents, leurs problèmes et surtout, l'amitié qui résulte parfois de certaines situations désastreuses.

     

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  • Les majorettes... de F. Szabowski   267 pages | Aux forges de Vulcain | 5,94 €

    « Les majorettes, elles, savent parler d'amour » de François Szabowski

    Benoît Bonvin, jeune cadre dynamique (ou à peu près tout le contraire), quitte Paris, encore imbibé des alcools de la veille, pour se rendre à un repas de famille dans la paisible commune de Grandville. La grande fête, minutieusement organisée par sa mère, est mise en péril quand la sœur de Benoît, Nathalie, décide à la suite d’une dispute de s’enfermer dans sa chambre, et déclare ne jamais vouloir en sortir. L’évènement fait resurgir des histoires qu’on avait voulu oublier, les nerfs se tendent, les verres et les plats défilent (les verres surtout), et la situation devient rapidement ingérable. Au fil des pages se dévoilent l’hypocrisie, les vices, les difficultés à dire, et à se mouvoir au sein d’un groupe qui réunit des étrangers, et que l’on nomme par convention une famille....

    Merci au site A&M, ainsi qu'à la maison d'édition pour ce bouquin.


    Ce que j'en ai pensé                    

    Je préfère le dire : j'ai été au bout, mais je n'ai pas apprécié, parce que je n'ai pas compris.

    Au début, je dois dire que j'ai accueilli ce roman avec une certaine gratitude. J'avais hâte de pouvoir me libérer l'esprit en lisant quelques unes de ses pages et en savourant ces chapitres qui me délivreraient quelques instants de mes cours. Mais j'ai, malheureusement, très rapidement déchanté...

    J'ai "peur" de publier cet article car je pense que je n'ai pas compris ce roman et sa subtilité. Je suis passée à coté de quelque chose, l'histoire notamment. Peut-être même du contexte et des personnages. L'écriture m'a, certes, beaucoup plu car elle est toute en finesse, en mots bien choisis, en tournures équivoques, etc. Mais je me suis rapidement perdue dans son rythme. Les personnages défilent, leurs points de vue se mélangent, les histoires s'entremêlent dans un joyeux méli-mélo qui m'a fait perdre le fil. J'ai tenté de m'accrocher, je me suis agrippée - vainement - à l'intrigue que je trouvais d'abord attrayante. Mais, je me suis laissée dépasser, j'ai été prise au dépourvu par tant de retournements de situations.

    L'histoire prend très vite une tournure assez particulière, dérangeante, inexpliquée. On se demande quel est le but de tant de mots, de tant de phrases qui se succèdent, presque sans raison. On s'y perd. On s'y noie. On patauge et c'est dur de continuer lorsqu'on sait que l'on passe à coté de quelque chose et que l'histoire nous semble tellement décousue. On nous parle de l'un, puis de l'autre. D'un sujet, et d'un autre.

    Certains passages sont agrémentés de détails que je n'ai pas su comprendre, tels : la fanfare, le type du café, la famille qui se déshabille, Nathalie et sa veine palpitante sur la tempe, et bien d'autres encore... Alors oui, je critique. Oui, je dis que je n'ai pas aimé, mais je précise que je n'ai pas aimé parce que je n'ai pas compris où l'auteur voulait en venir. Je n'ai pas su profiter pleinement de cet écrit qui m'a semblé décousu et déconcertant du début à la fin, mais qui n'est pourtant pas dénudé d'une jolie plume... Même le titre du roman me semble inexpliqué, après mûre réflexion.

    Et je trouve ça vraiment dommage que mon esprit n'ait pas su s'accorder à celui de l'auteur car cette lecture aurait pu être, j'imagine, plus savoureuse. Si seulement je l'avais comprise...

     

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