• Le piège de l'innocence de Kelley York  336 pages | Pocket (PKJ) | 19,95 €

    Il voulait l’aider, il se retrouve accusé.

    Vic Howard a toujours été transparent, ignoré de tous, même de sa propre mère. Un soir, alors qu’il s’ennuie à une fête, il remarque que Callie, une fille de son lycée, a beaucoup trop bu. Il décide de lui venir en aide.

    Au matin, la police sonne chez Vic : Callie a été violée, il est le principal suspect. Du jour au lendemain, il est le centre de l’attention, tous le considèrent coupable. Sauf Autumn, la meilleure amie de la victime, qui compte bien s’allier à Vic pour découvrir une vérité que tout le monde préfère taire...



    Ce que j'en ai pensé                    

    Voici un livre qui me semblait prometteur, mais qui s'est avéré assez décevant. Le thème était pourtant bien choisi et j'aurais réellement pu apprécier le contenu du bouquin si le dénouement n'avait pas été aussi évident et prévisible.  

    C'est dommage, parce que l'auteur avait de bonnes idées. Il faut dire que le sujet n'était pas anodin puisque toute l'histoire tourne autour d'un viol et d'un auteur présumé qui cherche à prouver son innocence. Ce coup de projecteur sur le suspect m'a d'ailleurs pas mal captivée, mais la manière dont les choses ont été amenées m'a pas mal dérangée.

    Je pense que l'auteur aurait pu pousser le bouchon un peu plus loin, rendre l'intrigue un peu plus sombre, faire durer le suspens en essayant de nous embrouiller un peu plus l'esprit, etc. Je m'attendais à chercher le vrai coupable, à douter d'une ribambelle de personnages et au final... J'ai trouvé la conclusion tellement facile !

    Et l'histoire qui se créée en cours de route est tellement peu crédible... Attention, je préfère vous prévenir qu'il y a un gros spoiler là derrière : Je veux dire... Soyons sérieux une minute. Il se fait victimiser par la meilleure amie de Callie qui l'accuse de viol et, quelques jours plus tard, alors qu'on doute encore de l'identité du violeur, Automn et lui décident de s'allier pour mener l'enquête. Dans le plus grand des calmes. C'est d'ailleurs le moment que choisit Vic pour tenter une approche avec cette dernière qui ne semble pas indifférente... Ca ne choque que moi !?

    Enfin, pour vous faire un résumé de mon avis : je dirais que le thème abordé était plutôt intéressant, tout comme le fait de suivre le parcours du suspect, et non pas celui de la victime. Le problème, c'est que l'histoire en elle-même était un peu trop gentillette et pas suffisamment élaborée, en plus d'être relativement prévisible. J'ai aussi trouvé que les idées  n'étaient pas suffisamment abouties.

    Je n'ai pas vraiment aimé, mais je n'ai pas détesté non plus. Je dirais que l'angle d'attaque en vaut le détour, l'intrigue en elle-même... peut-être un peu moins. 

     

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  • Les coeurs fêlés de Gayle Forman              272 pages | Pocket | 6,30 €

    « Les coeurs fêlés » de Gayle Forman

    N'avez-vous jamais fait ce rêve étrange et glaçant : celui où vous savez pertinemment que vous n'êtes pas folle mais où personne autour de vous ne semble du même avis ?

    Pour Brit, du haut de ses seize ans, ce cauchemar devient réel quand son père la conduit de force à Red Rock, un centre de redressement qui prétend mater les enfants rebelles. Brit doit y suivre une thérapie pour guérir des maux qui n'existent que dans la tête de son père.
    Dans cet enfer d¹humiliations et de brimades, Brit se raccroche à des amies qui vont l'empêcher de sombrer dans la folie. Des amies qui vont l'aider à survivre. Ensemble elles vont se redresser. Ensemble elles vont résister.



    Ce que j'en ai pensé                    « Les coeurs fêlés » de Gayle Forman

    Brit, du haut de ses seize ans, est une adolescente comme les autres, à la différence prêt qu’elle aime s'isoler dans son petit monde qu’est la musique, en cherchant à fuir - non seulement la réalité - mais aussi le monstre (sa belle mère). Pour son père, les choses n'ont que trop durées. Les piercings, les tatouages et la pseudo rébellion, s'en est trop ! Il décide donc de prendre les choses en mains pour aider sa fille, en l'envoyant dans le lieu par excellence : Red Rock, un centre de redressement pour ados en conflit avec eux-mêmes et leurs parents. Pas de rigolades, les règles sont strictes. Au programme : randonnées sous le soleil, construction du mur, séances de confrontation et psychologie !

    Pour Brit, éloignée de tout, les jours deviennent de véritables cauchemars, loin de sa famille, de ses amis et de son groupe. Cependant, dans ce lieux où tout semble noir, certaines personnes se démarquent. Des gens sur qui Brit pourra compter dans les moments difficiles. Des filles qui lui tiendront la main, durant ce terrible voyage en enfer.

    A vrai dire, « Les cœurs fêlés » est le second bouquin de Gayle Forman que je lis et apprécie. Son style d’écriture est assez agréable. Elle aborde ici un sujet fort et concret : les centres de redressement. Sa manière de décrire cet endroit est tout à fait renversante. Il n’y a pas de décors agréables, pas d’aides aux adolescents, simplement des punitions (je ne peux appeler cela autrement). La tension qui y règne est palpable. On s’identifie assez facilement aux ados en proies à une telle tyrannie et l’on en vient à se demander comment un tel lieu peut exister.

    Certes, l’auteur à inventer son propre centre dans cette histoire, mais elle ne nie pas s’être inspirée de lieux déjà existants. Tout au long du bouquin, je me suis identifiée à cette Brit, cette adolescente qui n’a rien demandé à personne, qui cherche simplement à vivre sa vie et qui est littéralement jetée dans la cage aux tigres par son père. Au final, on s’imprègne de sa déception. On comprend également son mal être face au monde des adultes, eux qui ne savent pas toujours comprendre les jeunes…

    En d'autres termes : c'est un très bon livre qui aborde assez bien le monde des adolescents, leurs problèmes et surtout, l'amitié qui résulte parfois de certaines situations désastreuses.

     

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  • Les majorettes... de F. Szabowski   267 pages | Aux forges de Vulcain | 5,94 €

    « Les majorettes, elles, savent parler d'amour » de François Szabowski

    Benoît Bonvin, jeune cadre dynamique (ou à peu près tout le contraire), quitte Paris, encore imbibé des alcools de la veille, pour se rendre à un repas de famille dans la paisible commune de Grandville. La grande fête, minutieusement organisée par sa mère, est mise en péril quand la sœur de Benoît, Nathalie, décide à la suite d’une dispute de s’enfermer dans sa chambre, et déclare ne jamais vouloir en sortir. L’évènement fait resurgir des histoires qu’on avait voulu oublier, les nerfs se tendent, les verres et les plats défilent (les verres surtout), et la situation devient rapidement ingérable. Au fil des pages se dévoilent l’hypocrisie, les vices, les difficultés à dire, et à se mouvoir au sein d’un groupe qui réunit des étrangers, et que l’on nomme par convention une famille....

    Merci au site A&M, ainsi qu'à la maison d'édition pour ce bouquin.


    Ce que j'en ai pensé                    

    Je préfère le dire : j'ai été au bout, mais je n'ai pas apprécié, parce que je n'ai pas compris.

    Au début, je dois dire que j'ai accueilli ce roman avec une certaine gratitude. J'avais hâte de pouvoir me libérer l'esprit en lisant quelques unes de ses pages et en savourant ces chapitres qui me délivreraient quelques instants de mes cours. Mais j'ai, malheureusement, très rapidement déchanté...

    J'ai "peur" de publier cet article car je pense que je n'ai pas compris ce roman et sa subtilité. Je suis passée à coté de quelque chose, l'histoire notamment. Peut-être même du contexte et des personnages. L'écriture m'a, certes, beaucoup plu car elle est toute en finesse, en mots bien choisis, en tournures équivoques, etc. Mais je me suis rapidement perdue dans son rythme. Les personnages défilent, leurs points de vue se mélangent, les histoires s'entremêlent dans un joyeux méli-mélo qui m'a fait perdre le fil. J'ai tenté de m'accrocher, je me suis agrippée - vainement - à l'intrigue que je trouvais d'abord attrayante. Mais, je me suis laissée dépasser, j'ai été prise au dépourvu par tant de retournements de situations.

    L'histoire prend très vite une tournure assez particulière, dérangeante, inexpliquée. On se demande quel est le but de tant de mots, de tant de phrases qui se succèdent, presque sans raison. On s'y perd. On s'y noie. On patauge et c'est dur de continuer lorsqu'on sait que l'on passe à coté de quelque chose et que l'histoire nous semble tellement décousue. On nous parle de l'un, puis de l'autre. D'un sujet, et d'un autre.

    Certains passages sont agrémentés de détails que je n'ai pas su comprendre, tels : la fanfare, le type du café, la famille qui se déshabille, Nathalie et sa veine palpitante sur la tempe, et bien d'autres encore... Alors oui, je critique. Oui, je dis que je n'ai pas aimé, mais je précise que je n'ai pas aimé parce que je n'ai pas compris où l'auteur voulait en venir. Je n'ai pas su profiter pleinement de cet écrit qui m'a semblé décousu et déconcertant du début à la fin, mais qui n'est pourtant pas dénudé d'une jolie plume... Même le titre du roman me semble inexpliqué, après mûre réflexion.

    Et je trouve ça vraiment dommage que mon esprit n'ait pas su s'accorder à celui de l'auteur car cette lecture aurait pu être, j'imagine, plus savoureuse. Si seulement je l'avais comprise...

     

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  • Ne t'attache pas de Morgane Bicail            261 pages | Michel Lafon | 15,95 €

    « Ne t'attache pas » de Morgane Bicail

     

     

    Alexie, seize ans, mène une vie rangée. Ce n'est pas le cas de son voisin, le séduisant et ténébreux Jérémy, qui ne vit que pour le risque et ne tarde pas à l'entraîner dans les défis les plus insensés.

    Mais quel avenir y a-t-il pour une relation placée sous le signe de l'adrénaline et vouée à la clandestinité ?

     

     

     

     

    Ce que j'en ai pensé                    « Ne t'attache pas » de Morgane Bicail

    Alexie n'est pas le genre de personnage que j'apprécie en temps normal. Bien trop sage, trop rangée, trop influençable à mon goût (oser prétendre ça alors que je n'ai pas détesté 50 nuances de Grey et apprécié After ?!). Qui plus est, la relation qu'elle entretient rapidement avec son voisin est tout ce qu'il y a de plus cliché. C'est du vu et du revu, du réchauffé. L'auteure a d'ailleurs la fâcheuse tendance à glisser vers la facilité, sur le prévisible... Mais aussi étonnant que cela puisse paraître, j'ai passé un bon moment à travers ces pages. L'histoire est simple et même si je n'en attendais pas grand chose, j'ai été agréablement surprise par son dénouement et la fin qui a su dépasser mes attentes. 

    Je pense qu'avec un peu de réflexion, l'auteure aurait pu s'extraire du cliché romantique pour faire de « Ne t'attache pas » un roman plus unique et authentique. Il ne manquait pas grand chose, juste un peu plus d'originalité. Originalité qui a d'ailleurs su s'exprimer durant les dernières pages (mieux vaut tard que jamais).

    La plume de Morgane Bicail a - selon moi - du potentiel et vous ne tarderez pas à m'entendre parler d'elle à nouveau (ou plutôt : à me lire, pour les plus courageux d'entre vous) puisque je compte bien extraire « Phoneplay » de ma PAL d'ici peu.  

    Conclusion : c'est un roman qui se laisse lire, qui devrait probablement plaire aux adolescent.e.s et aux personnes souhaitant favoriser une lecture sans prise de tête, pour passer le temps. 

     

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  • Petite philosophie... de Maxime Coulombe    152 pages | PUF | 13 €

    « Petite philosophie du zombie » de Maxime Coulombe

    Les zombies sont partout, au cinéma, à la télévision, dans nos rues, chez notre libraire. Grotesques et terrifiants, ils pourraient n’être qu’une tendance kitsch, un divertissement à la mode. Derrière sa démarche traînante et ridicule se cache pourtant une figure symptomatique de notre époque. Peur de l’épidémie ou fantasme de la catastrophe, aliénation moderne ou fascination pour la violence : le zombie et le monde apocalyptique qu’il crée nous parlent d’abord, intimement, de nous-mêmes.
    Par l’obscène exhibition de la mort, l’ultime tabou de la société occidentale, il brise les limites de la condition humaine : celles de la conscience, de la vie, de la civilisation. Mais surtout, il trahit un fantasme émergeant dans notre culture, celui d’en finir.

    Merci au site Babelio, ainsi qu'à la maison d'édition pour ce bouquin.

     

    Ce que j'en ai pensé                    « Le jeu du maître [01] » de James Dashner

    Ne me demandez pas pourquoi j'ai choisi ce livre parmi ceux qui nous étaient proposés. J'ignore ce qui m'a poussée à le sélectionner lui, plutôt qu'un autre. C'est peut-être mon instinct, ma curiosité, le fait de vouloir comprendre l'origine de ce phénomène répandu et pourtant si secret... Un assemblage de raisons qui sont venues à bout de la mienne.

    A peine l'avais-je en ma possession que je me suis mise à le dévorer. C'est un livre assez petit, avec une écriture plutôt large, qui donnerait presque l'impression de pouvoir l'entamer en quelques heures... Mais c'est une grave erreur. Ce livre est un assemblage de pensées, de théories, de concepts parfois difficiles à assimiler. Pour s'immerger complètement dans cette lecture, je vous conseillerais un endroit plutôt calme et un esprit complètement ouvert, à l'abri des distractions.

    Ce livre est, comme son titre l'indique, un condensé de philosophie, ce pourquoi une totale disponibilité est nécessaire. Voulant me montrer plus forte que l'environnement, j'ai parfois tenté de l'avancer dans les transports en commun, sans y parvenir. Je devais alors relire plusieurs fois la même phrase pour parvenir à en comprendre le sens et je trouve ça plutôt dommage. Il y a énormément d'explications, de notes en bas de page renvoyant à d'autres textes, ce qui forme parfois un joyeux méli-mélo difficile à décrypter.

    Si je devais faire un reproche, ce serait probablement sur le contenu. Je trouve dommage qu'il ne soit pas plus explicite, que le texte ne soit pas plus adapté aux lecteurs "novices" en philosophie. Connaître les origines de ce phénomène m'a beaucoup plu, mais je l'aurai davantage apprécié s'il m'avait été donné de le comprendre plus aisément. Un nombre plus important de lecteurs pourrait également être touché avec un texte plus abordable et un choix lexical plus aisé, mais ce n'est ici qu'un avis personnel.

    Pour revenir sur une note un peu plus positive : je dois dire que je ne peux que vous conseiller cet ouvrage. Malgré un texte un peu compliqué par moments, le contenu reste attractif et, avec une concentration suffisante, accessible. Je terminerais en adressant un grand bravo à Maxime Coulombe pour avoir prit la peine de faire des recherches sur ce sujet et les avoir réunies en un seul exemplaire pour nous faciliter la découverte des origines d'un tel phénomène de mode. Ce sont des explications très agréables à découvrir sur un sujet pourtant si curieux...

    « Violence, abrutissement, cannibalisme : le zombie se comporterait ainsi car son cerveau serait réduit à son plus simple appareil. [...] Au plus profond du cerveau de l'homme logeraient de terribles pulsions agressives, une violence première que la civilisation maintiendrait en cage et dissimulerait. »


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