• Petite philosophie... de Maxime Coulombe    152 pages | PUF | 13 €

    « Petite philosophie du zombie » de Maxime Coulombe

    Les zombies sont partout, au cinéma, à la télévision, dans nos rues, chez notre libraire. Grotesques et terrifiants, ils pourraient n’être qu’une tendance kitsch, un divertissement à la mode. Derrière sa démarche traînante et ridicule se cache pourtant une figure symptomatique de notre époque. Peur de l’épidémie ou fantasme de la catastrophe, aliénation moderne ou fascination pour la violence : le zombie et le monde apocalyptique qu’il crée nous parlent d’abord, intimement, de nous-mêmes.
    Par l’obscène exhibition de la mort, l’ultime tabou de la société occidentale, il brise les limites de la condition humaine : celles de la conscience, de la vie, de la civilisation. Mais surtout, il trahit un fantasme émergeant dans notre culture, celui d’en finir.

    Merci au site Babelio, ainsi qu'à la maison d'édition pour ce bouquin.

     

    Ce que j'en ai pensé                    « Le jeu du maître [01] » de James Dashner

    Ne me demandez pas pourquoi j'ai choisi ce livre parmi ceux qui nous étaient proposés. J'ignore ce qui m'a poussée à le sélectionner lui, plutôt qu'un autre. C'est peut-être mon instinct, ma curiosité, le fait de vouloir comprendre l'origine de ce phénomène répandu et pourtant si secret... Un assemblage de raisons qui sont venues à bout de la mienne.

    A peine l'avais-je en ma possession que je me suis mise à le dévorer. C'est un livre assez petit, avec une écriture plutôt large, qui donnerait presque l'impression de pouvoir l'entamer en quelques heures... Mais c'est une grave erreur. Ce livre est un assemblage de pensées, de théories, de concepts parfois difficiles à assimiler. Pour s'immerger complètement dans cette lecture, je vous conseillerais un endroit plutôt calme et un esprit complètement ouvert, à l'abri des distractions.

    Ce livre est, comme son titre l'indique, un condensé de philosophie, ce pourquoi une totale disponibilité est nécessaire. Voulant me montrer plus forte que l'environnement, j'ai parfois tenté de l'avancer dans les transports en commun, sans y parvenir. Je devais alors relire plusieurs fois la même phrase pour parvenir à en comprendre le sens et je trouve ça plutôt dommage. Il y a énormément d'explications, de notes en bas de page renvoyant à d'autres textes, ce qui forme parfois un joyeux méli-mélo difficile à décrypter.

    Si je devais faire un reproche, ce serait probablement sur le contenu. Je trouve dommage qu'il ne soit pas plus explicite, que le texte ne soit pas plus adapté aux lecteurs "novices" en philosophie. Connaître les origines de ce phénomène m'a beaucoup plu, mais je l'aurai davantage apprécié s'il m'avait été donné de le comprendre plus aisément. Un nombre plus important de lecteurs pourrait également être touché avec un texte plus abordable et un choix lexical plus aisé, mais ce n'est ici qu'un avis personnel.

    Pour revenir sur une note un peu plus positive : je dois dire que je ne peux que vous conseiller cet ouvrage. Malgré un texte un peu compliqué par moments, le contenu reste attractif et, avec une concentration suffisante, accessible. Je terminerais en adressant un grand bravo à Maxime Coulombe pour avoir prit la peine de faire des recherches sur ce sujet et les avoir réunies en un seul exemplaire pour nous faciliter la découverte des origines d'un tel phénomène de mode. Ce sont des explications très agréables à découvrir sur un sujet pourtant si curieux...

    « Violence, abrutissement, cannibalisme : le zombie se comporterait ainsi car son cerveau serait réduit à son plus simple appareil. [...] Au plus profond du cerveau de l'homme logeraient de terribles pulsions agressives, une violence première que la civilisation maintiendrait en cage et dissimulerait. »


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  • Rock, Inch, Hair de J-C Kieffer          94 pages | Edilivre.com (coup de coeur)

    « Rock, Inch, Hair » de Jean-Christophe Kieffer

     

     

     

    Un recueil original et réjouissant où s'entremêlent joyeusement histoires et chansons.

     


    Merci à l'auteur, pour ce bouquin.

     

    Ce que j'en ai pensé                    « Rock, Inch, Hair » de Jean-Christophe Kieffer

    Déjà, remettons les choses dans leur contexte : comment en suis-je venue à découvrir ce recueil de nouvelles ? Et bien, ce n'est autre qu'une initiative de l'auteur lui même qui m'a proposée de savourer son oeuvre. Je le remercie pour cela. Ce recueil, composé de douze nouvelles, abordent des thèmes multiples, agencés de manière surprenante avec ses petites histoires de quelques pages écrites en douceur. Elles sont savoureuses, délicates et regorgent de petites phrases parfois touchantes telle que celle-ci (que j'ai préférée entre toutes) :

    « Que le soleil soit couché, au zénith ou à mi-chemin entre les deux, tu es le seul horizon que je sois en mesure de distinguer. »

    La poésie est donc parfois au rendez-vous, comme vous aurez pu le constater avec cette citation. Le thème général n'est pas vraiment défini. Sa ligne directrice n'étant autre que la créativité de l'auteur qui s'est inspiré d'images, de musiques ou de toutes autres choses ayant permis l'apparition de ces petites histoires parfois touchantes, parfois différentes. Je mentirais en disant que je les ai toutes appréciées. Certaines m'ont déconcertée et j'ai parfois eu du mal à situer certains personnages réels parsemant ces histoires.

    Un second défaut que je lui reconnaîtrais, serait le manque de précisions pour quelques personnages, mais aussi pour les thèmes ou phrases abordées (une phrase en allemand, notamment, que je n'ai pu comprendre par manque de traduction mais que l'auteur à prit soin de me traduire par la suite). Certaines histoires auraient donc méritées un peu plus d'explications même si cela ne gâche en rien la lecture pour autant. Ce n'est qu'un détail qui se noie assez rapidement dans la beauté des textes et dans les petites anecdotes qui m'ont parfois ravie :

    « Peut-être aurais-je pu préférer à ces icônes de mon enfance des couples plus mythiques issus du milieu artistique et/ou intellectuel tels que Sarte et De Beauvoir, Gabin et Morgan, Sand et Chopin, ou encore Pat et Encroûte, Matt et Matic… »

    J'ai tout particulièrement aimé certaines nouvelles comme la seconde dont je ne soupçonnais pas la retombée. Elle est très courte, mais le peu de phrases qui la composent permettent une immersion totale et une appréciation sans bornes, comme la plupart des nouvelles qui composent ce recueil d'ailleurs. Le style de l'auteur, à la fois prenant et poétique, déconcertant et captivant, jouant sur les mots, etc. fait la plus grande force de ces histoires.

    Le dernier chapitre regroupe certaines idées qui auraient dû voir le jour mais qui n'en sont restées qu'au stade de projet. Ce que je trouve un peu dommage car certaines d'entre elles me semblaient plutôt attractives et j'aurais volontiers continuer ma lecture avec elles, si l'occasion m'avait été donnée. J'ajouterais, à la suite de cet avis, un message que j'ai adressé personnellement à l'auteur et que je tiens à vous retranscrire en terme de conclusion générale :

    « Je dois dire que ce fut une très agréable découverte dans l'ensemble. Les thèmes sont bien abordés, les histoires prenantes et les personnages attractifs. Vous arrivez à surprendre en quelques pages et pour cela, je vous trouve un talent indiscutable. »

     

    Site et réseau social de l'auteur 

    « Rock, Inch, Hair » de Jean-Christophe Kieffer. « Rock, Inch, Hair » de Jean-Christophe Kieffer.


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