• / ! \ Ne lisez ni l'avis, ni le résumé, si vous ne voulez pas être spoilé / ! \

     « Hors limites » de Lauren DeStefano.

    Challenge A&M

    Nombre de pages : 487   |   Edition : Harlequin   |   Collection : Darkiss

    « Hors limites » de Katie McGarry.Challenge A&M

    Dans le monde de la littérature, il y a deux choses que je n'apprécie pas. En premier lieu : les résumés qui dévoilent la quasi totalité de l'histoire. En second : les intrigues trop prévisibles. Maintenant que je vous ai communiqué cette information, imaginez ma tête lorsque j'ai constaté, au tiers de ma lecture, que ce livre regroupait ces deux inconvénients.

    Au début, je dois dire que j'étais plutôt emballée par cette lecture. L'auteur, Katie McGarry, nous mettais tout doucement en confiance (et en appétit) en nous présentant ses deux personnages principaux : Echo, artiste, nouvellement paria et particulièrement obéissante, et Noah, le bad boy du lycée, peu fréquentable et à la mauvaise réputation. Le contraste était flagrant, attirant. Les premières pages entamées, j'imaginais facilement l'évolution de chacun d'entre eux. Je voyais sans peine la distance qu'ils allaient parcourir ensemble. Peut-être trop clairement d'ailleurs, malheureusement.

    A vrai dire, je mentirais en disant que je n'ai pas aimé ce livre. La romance, bien que parfois bouffante, est assez jolie dans ses débuts. C'est beau, romantique, les sentiments se muent tout doucement en quelque chose de plus grand. On pousserait presque des petits " Oh ! " d'exaltation lorsque nos deux protagonistes se retrouvent enfin réunis. On leur donnerait même quelques baffes pour leur ouvrir les yeux, si on le pouvait. Et puis c'est la dégringolade. Les surnoms mielleux et niais s'enchaînent, se suivent à la trace et finissent par écoeurer le lecteur. Il y a trop de " ma sirène ", de " baby ",  de " ma nymphe ", etc. que pour être plausiblement adorable. Quant au vocabulaire sélectionné... Je ne l'ai pas trouvé très florissant ! On passe d'une grossièreté à une autre, et une autre, et une autre... Rien que pour cela, je serais tentée de lui retirer des points. Quel besoin d'être aussi vulgaire ? Ca entache la lecture et aide d'avantage au décrochage. Et l'histoire ne relève pas beaucoup le niveau... En plus d'être prévisible, elle ne nous emporte pas bien loin. Les décisions sont hâtives, les passages relativement lents et les actions pas très réfléchies par moment.

    La fin, quant elle, ne m'a pas du tout convaincue. Je l'ai trouvé bâclée, achevée à la hâte comme si l'auteur avait été pressé par le temps. Je n'ai pas eu la larme à l'oeil, pas éprouvé de regrets, pas poussés de cris de joie ou sautiller sur place en l'apprenant.
    Non, je suis restée de marbre. Impassible. Meurtrie. Déçue d'en rester là et d'avoir perdu mon temps avec une lecture qui, au final, me fait mal au coeur d'être ainsi achevée. Le contenu était pourtant prometteur, l'histoire intéressante, mais le rendu pas suffisamment travaillé à mon goût. Le passé des deux héros auraient pourtant donné quelque chose d'intéressant, dans un autre contexte. Heureusement, les thérapies ont apportées un petit plus au roman. La psychologue m'a particulièrement plu, avec son comportement si imprévisible et ses décisions surprenantes. J'ai l'impression que c'était elle qui détenait le rôle principal. Elle, qui fut suffisamment travaillée que pour me donner envie de continuer ma lecture et je regrette un peu de ne pas avoir su l'apprécier autant que les autres lecteurs. Beaucoup semblait pourtant l'avoir adoré. Peut-être ne suis-je pas assez fleur bleue ?

    Challenge A&M


    5 commentaires
  • « Toi contre moi » de Jenny Downham.

    Challenge A&M

    Nombre de pages : 397  Editeur : Plon

    Challenge A&M

    Mon avis :

    Il y a quelques mois à peine, je découvrais Jenny Downham par le biais de son premier roman « Je veux vire ». Ce fut pour moi une agréable découverte, bien qu’il ne s’avéra pas être un coup de cœur pour autant. Cependant, touchée par la plume de cet auteur – et intriguée par elle – je m’étais promis de lui laisser sa chance, notamment pour lui permettre de me conquérir davantage. Pari tenus. Lorsque j’ai découvert qu’un second roman était en cours de traduction, je n’ai pas hésité une seconde et l’ai immédiatement ajouté à ma liste de livres à lire coute que coute. Et qu’elle ne fut pas ma surprise de le trouver, tronant sur l’étagère des nouveautés au détour d’un rayonnage à la bibliothèque. Il me tendait les bras. Ni une, ni deux, j’ai sauté sur l’occasion pour me « réconcilier » avec Jenny Downham – ou du moins passer un agréable moment, en tête à tête avec son roman.

    Ma première impression est plutôt mitigée de prime abord. J’ai, tout comme pour son premier roman, eu du mal à me plonger dans l’histoire lors du premier chapitre. Et pour cause : l’auteur tranche dans le vif du sujet. Elle ne perd pas son temps dans les détails ou quoi que ce soit d’autre. Non. L’histoire est là, elle nous happe dès les premières lignes et c’est à nous de suivre le pas, peu importe si c’est trop rapide ou si elle laisse une certaine incompréhension lors des premières pages. Ca n’a pas d’importance si on est un peu largué car, au fil de la lecture, tout semble se mettre en place. Le résumé aidant, évidemment. Sans lui, je me serrai sans nulle doute noyez dans cet océan de mots et de phrases. Cette petite note négative mise de coté, je peux dire sans peine que ce roman m’a littéralement conquise. Certes, ce n’est pas un coup de cœur, mais ça n’est pas passé loin.

    J’ai beaucoup aimé le sujet qu’elle nous servait sur un plateau d’argent. Un semblant de Roméo et Juliette révolutionnaire. Une idylle pas si idyllique que cela, en fin de compte. Une romance qui se met tout doucement en place sans empiéter sur le reste, avec des situations qui laisseraient à penser qu’elle n’aurait pas lieu d’être. Des évènements qui poussent à se retrancher, à chercher le rapprochement et à se fuir en même temps. Le jeu du chat et de la souris, saupoudré d’une certaine violence. Et c’est là que Jenny Downham est prenante : pour le choix de ses sujets. Pour le développement de ses intrigues qui choquent mais qui, au final, tombe sous le sens. Elle fait planer un certain doute sur le lecteur avant de le transporter dans son petit monde. Elle lui explique son raisonnement, lui ouvre des portes et lui montre des chemins qu’il est libre de prendre. Il y a une certaine morale dans ses livres et c’est cela qui me pousse à dire : bravo. Quel brio ! Et cette finesse pour décrire les sentiments, se besoin de se centrer sur les hésitations ou sur les pensées des personnages fait de ce roman quelque chose de prenant. De vraiment très prenant. Dès le premier chapitre terminé, tout se met en place, tout s’embrique et c’est d’une telle logique qu’on ne peut qu’en redemander encore, de vouloir le fin mot de l’histoire. Je crois, toute fois, que je n’ai eu qu’un seul regret : que certains personnages n’aient pas été plus présents (comme l’ami de Mikey notamment). Je pense qu’ils auraient mérité un peu plus d’attention, voir qu’ils soient d’avantage exploité par l’auteur. Mis à part cela, ce roman reste une bonne découverte que je n’hésite pas à vous conseiller.

    Les + : Des personnages attachants, un sujet captivant qui laisse planer un certain doute (qui est coupable, qui est victime ?) et qui suscite réflexion, une intrigue bien travaillée et vraiment très prenante, un centrage sur les émotions et le ressentis des personnages plutôt sympathique.

    Les – : Un début de roman un peu difficile à appréhender et certains personnages, mis de coté durant une bonne partie du livre (Karyn, le meilleur ami de Mikey, etc.), auraient mérités plus d’attention selon moi.

    Challenge A&M


    3 commentaires
  • « Là où j'irai : tome 2 » de Gayle Forman.

    Challenge A&M

    Nombre de pages : 237   Editeur : Pocket   |  Collection : Jeunesse

    AccueilChallenge A&M

    Mon avis :

    Il y a de cela presque une année, je découvrais l'histoire de Mia et son parcours à travers la musique. Je faisais, en quelque sorte, la découverte de sa famille, de son petit frère et de son petit ami, Adam. L'auteur, Gayle Forman, m'avait réellement émue en nous racontant le combat de cette adolescente vers son retour à la vie. Elle m'avait fais si bonne impression que je m'étais promis de lire la suite et de sauter sur ce second tome dès que l'occasion se présenterait. Il y a quelques semaines, je caressais sa reliure à la bibliothèque et me décidais à l'emprunter... Pour être irrémédiablement déçue.

    Je connaissais donc Gayle Forman pour son premier tome des aventures de Mia, mais aussi pour les coeurs fêlés que j'avais fortement apprécié. Je connaissais également son large penchant pour la musique, mais de là à m'attendre à cela... je pense que ce troisième livre fut la note de trop dans la symphonie. A vrai dire, Si je reste m'avait agréablement conquise. J'avais apprécié son coté frais et prenant. J'avais dévoré ses pages comme jamais encore auparavant. Je pense d'ailleurs que j'aurais du m'arrêter à cela et ne pas en demander d'avantage à l'auteur car ce premier tome se suffisait largement à lui meme. Il aurait pu s'arrêter là et j'aurais du m'en contenter. Pour tout vous avouer, ce second tome m'a réellement ennuyée.

    Une fois encore, le livre s'est entièrement porté sur le monde de la musique, sur les notes, les instruments, les groupes, etc. Et ce, à défaut du reste. On parle de carrière musicale, de caprices, de dépression, d'actes incompréhensible que l'on tente de nous expliquer au fur et à mesure. Je n'ai pas aimé le fait que ce second tome soit centré sur Adam. Sur ce garçon qui, à tout juste 21 ans, semble avoir déjà plus vécut qu'un homme du double de son âge. Il noie son chagrin dans l'alcool et s'abrutit aux antidépresseurs pour avoir un semblant de vie décharnée. Son coté bad boy m'a agacée. Ses caprices m'ont énervées. Son passé m'a retournée. Je ne comprends pas pourquoi j'ai fais un tel rejet vis à vis de ce personnage. Je l'ai détesté dès les premières pages et ça ne m'a pas aidée à continuer son histoire. Mia n'apparaît que bien plus tard dans l'histoire et le jeu du chat de la souris à pu directement débuté. Des Je t'aime, moi non plus. Des suis moi, je te fuis; fuis moi, je te suis. C'était ennuyant. Tellement prévisible que l''intrigue, selon moi, se dévoilait dès le résumé. C'était évident.

    Et c'est ça qui m'a réellement bloquée dans l'histoire. Le fait de ne pas être surprise, de ne pas frissonner, de ne pas hurler comme une dingue lors des passages qui méritaient une réaction. Certes, j'ai apprécié le style d'écriture, j'ai apprécié la plume délicate de Gayle Forman mais ça s'arrête là. Pourtant, j'aurais aimé que cette lecture me fasse plus d'effet, qu'elle m'emporte comme beaucoup qui l'ont chroniqué avant moi. Malheureusement, ce ne fut pas le cas. Retour à la case départ. La prochaine fois peut-être.

    Challenge A&M


    3 commentaires
  • Accueil

    Nombre de pages : 310 | Editeur : Pocket

    Accueil

    Accueil

    Ayant découvert Marc Levy avec « Le voleur d'ombres » et ayant fortement apprécié celui-ci, je me suis demandée ce que pourrait donner cet auteur dans l'une ou l'autre de ses créations. C'est donc PLEIN de curiosité que je me suis lancée dans la lecture de « sept jours pour une éternité... », et je ne vais pas y aller par quatre chemins : je l'ai trouvé beaucoup moins prenant que le précédent. Certes, je l'ai lu en à peine plus de deux jours, mais j'ai trouvé l'écriture beaucoup plus difficile à assimiler, non dans le sens lourd, mais plutôt incompréhensible. Certains passages m'ont vraiment portés défaut, je ne comprenais pas toujours son écriture quelque peu complexe et plusieurs mots m'ont été tout particulièrement pénibles à déchiffrer par moment. C'est un style d'écriture plus dure, plus adulte que dans « le voleur d'ombres ».

    L'histoire était pourtant bien partie. Une histoire de religion, de croyance et de défi. Dieu et Lucifer qui s'affrontent dans un ultime combat qui viserait à les départager. Les humains sont-ils bons ou mauvais ? Qui triomphera, le bien ou le mal ? Les statistiques montrent que c'est Lucifer qui est en tête des listes, mais qu'en est-il dans la réalité ? Les hommes sont-ils réellement mauvais ?

    « Tu pars avec un certain handicap, ma Zofia. Voyons les choses en face, le mal est devenu universel et presque aussi invisible que nous. Tu joues en défense, ton adversaire en attaque. Il te faudra d'abord identifier les forces qu'il liguera contre toi. Trouve le lieu où il tentera d'opérer. Laisse-le peut-être agir en premier et combats ses projets du mieux que tu le pourras. Ce n'est que lorsque tu l'auras neutralisé que tu auras une chance de mettre en oeuvre un grand dessein. »

    Nos deux protagonistes vont envoyer leur meilleur agent pour se départager. Ils auront sept jours pour y arriver. D'un coté, Zofia. Une fille douce et charmante, respectueuse des lois et du bien être d'autri. De l'autre, Lucas. Un garçon à la fois ténébreux et effrayant qui a pour passe temps le fait d'émerger des voitures luxueuses dans l'eau du port. Les bonnes actions d'un coté, les mauvaises de l'autre. Monsieur et Président avaient tout prévu. Un délais. Un règlement. Deux agents. Tout, sauf ça. La rencontre. Leur rencontre.

    Je dois avouer qu'à partir de là, l'histoire n'a plus grand chose de magique. L'intrigue est bien trop évidente que pour l'être. On se doute parfaitement de la situation, de la tournure que prendront les évènements. On parle ici d'un ange, d'un démon et d'une rencontre. Banale. Effroyablement banale. Dieu et Lucifer ne font presque pas leur apparition et, lorsqu’ils transparaissent enfin dans l'histoire, ce n'est pas vraiment sous leur meilleur jour. Je ne sais pas comment expliquer ce que j'ai ressentis. De la lassitude peut-être. De la déception de voir que ce bouquin n'exploitait pas d'avantage le coté sombre/lumineux des deux personnages. J'ai également regretté le fait qu'il ne soit pas d'avantage tourné sur le coté surnaturel. Je m'attendais à autre chose. Une histoire plus époustouflante. Plus blufflante. Une intrigue captivante, pleine de magie et de révélations. Tout, sauf ça ! Quant à la fin, je préfère ne pas me prononcer pour la simple et bonne raison que cette fin est on ne peut plus ouverte. C'est au lecteur d'imaginer la suite et j’ai l'impression de m'être fait piégée, moi qui ai une sainte horreur de ce genre de final… Certes, je ne vous le déconseille pas parce que, malgré tout, cette histoire à un réel potentiel. Malheureusement, je n'ai pas été conquise.

    « L'amour c'est une parcelle d'espoir, le renouvellement perpétuel du monde, le chemin de la terre promise. J'ai créé la différence pour que l'humanité cultive l'intelligence : un monde homogène aurait été triste à mourir ! Et puis la mort n'est qu'un moment de la vie pour celui ou celle qui a su aimer et être aimé. Belle idée n'est-ce pas ? que celui qui trouve son autre moitié devienne plus abouti que l'humanité toute entière. Ce n'est pas l'homme qui est unique en soi - si je l'avais voulu ainsi, je n'en aurais créé qu'un; c'est lorsqu'il commence à aimer qu'il le devient. La création humaine est peut-être imparfaite, mais rien n'est plus parfait dans l'univers que deux êtres qui s'aiment.»

    Accueil


    4 commentaires


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique