• « Liaisons d'enfer au paradis » de Cassandra Clare, etc.

    « Liaisons d'enfer au paradis » de Cassandra Clare, etc.

    Challenge A&M

    Nombre de pages : 256   Editeur : Le livre de poche   Collection : Jeunes adultes

    Challenge A&M

    Mon avis :

    S’il y a bien un fait que je ne peux nier, c’est mon adoration envers les livres des éditions Black Moon. Les couvertures sont toujours splendides, à la fois énigmatiques et magiques ; Leurs couleurs majoritairement sombres, contrastées occasionnellement de couleurs vives, les mettent toujours en valeur ; sans parler des histoires toujours choisies avec soin. Un vrai travaille d’orfèvre qui ne peut que combler mes sens de lectrice aux aguets. C’est donc tout naturellement que je me suis tournée vers ce bouquin lorsque j’ai croisé sa route au détour d’une étagère à la Fnac. L’un de mes rares achats en la matière, mais aussi l’une de mes rares déceptions pour un livre de cette maison d’édition. Sur cinq histoires, seulement deux ont su toucher leur cible. Une seule m’a réellement surprise. Les deux dernières m’ont, quant à elles, totalement déçue. Mais trêve de bavardage, laissez-moi vous conter les défauts et les avantages de chacune des nouvelles disponibles dans cet ouvrage.

    « Croisière à haut risque » de Sarah Mlynowski

    Au début, j’avoue avoir été très réfractaire face à cette histoire. Je l’ai tout d’abord trouvée banale, inintéressante, semblable à un bon nombre d’histoire que j’avais déjà lue jusqu’alors. Une croisière en haute mer, des vacances de rêves pour deux adolescentes un peu écervelées et, à première vue, assez superficielles pour lesquelles je n’ai éprouvé aucune sympathie dès d’entrée de jeu. Et autant vous le dire : ce ne fut pas évident de continuer l’histoire en ayant ce ressentiment envers les personnages. Au programme de ces deux demoiselles : Piscine, bronzage et – pour l’une d’entre elle – première fois. C’est à partir de là que j’ai commencé à vraiment décrocher. Autrement dit : dès la seconde page. Ne voulant pourtant pas finir sur une telle approche désagréable, j’ai décidé de prendre sur moi et de laisser une « seconde chance » à cette auteure que je ne connaissais pas encore. Après tout, peut-être pouvait-elle encore me surprendre malgré cette histoire de première fois… Et ça n’a pas manqué ! J’ai été étonnamment surprise par le déroulement de l’intrigue. Ayant l’âme d’une investigatrice, je commençais à soupçonner tout le monde. Chaque passager était coupable d’un crime. Chaque personnage croisé en cours de route devenait suspect. J’imaginais avoir décelé l’intrigue, la trame de l’histoire, le bouquet final, mais non ! Je fus même particulièrement surprise. De ce fait, je ne suis pas mécontente d’avoir laissé sa chance à madame Mlynowski qui, bien qu’elle soit partie avec des points en moins pour son histoire et son écriture un peu brouillon, en à tout de même gagner pas mal pour le retournement de situation. Et là je dis, un grand bravo parce qu’il en faut quand même beaucoup, en temps normal, pour me surprendre d’une manière si agréable. J’en ai encore les poils de bras qui s’irisent quand j’y repense, c’est pour vous dire à quel point je me suis délectée au final ! ;)

    « Drôle de charme » de Claudia Gray

    Ayant déjà eu connaissance des écrits de Claudia Gray dont, notamment, le premier tome de sa saga Evernight et n’ayant pas été particulièrement emballée par celui-ci, je n’en attendais pas beaucoup plus quant à ce récit. Autant vous dire tout de suite que j’ai eu raison d’être pessimiste. Je n’ai ni été surprise, ni emportée, ni même inspirée par cette histoire. A mes yeux, elle fut beaucoup trop évidente. Dès les premières pages, l’intrigue m’a sautée au visage. C’était tellement simple, tellement facile que je n’ai pas trouvé cela très engageant. J’ai lu cette nouvelle pratiquement de but en blanc, sans émotions particulières. J’étais blasée. Outrée que ma première impression soit la bonne. Oserais-je même dire que j’étais blessée de ne pas voir un semblant de différence dans mon ressentis vis-à-vis du style d’écriture. Pas un gramme d’amélioration ! Mais là n’est pas la question. A vrai dire, l’histoire en elle-même partait plutôt d’un bon pied. L’intrigue aurait même pu être intéressante si elle n’avait pas été aussi monstrueusement simple à déchiffrée. Elle manquait de travail, d’ingéniosité. Nous est offert, sur un plateau d’argent, une rancœur entre deux adolescentes aux pouvoirs magiques. Autrement dit, deux sorcières devant cohabiter toute une semaine ensemble pour le bien de leurs parents. Sérieusement… Une rivalité. C’est tellement – vous l’auriez compris après toute cette critique – simple ! C’est à pleurer tellement c’est simple. Et je le dirais une troisième fois juste pour le plaisir : c’est tellement simple !

    La deuxième ombre au tableau, c’est la longueur. Pas moins de 45 pages d’ennui et d’évidence condensée en un seul récit. Quatre petits chapitres pour se dire que : Oui, l’histoire, en fin de compte, c’est juste ça… Je n’ai jamais été aussi déçue par une lecture. Devrais-je tout de même garder espoir et lire d’autres ouvrages de Claudia Gray ? Je me pose sérieusement la question. Est-ce que ça en vaut encore la peine après deux déceptions ? Je vous le demande !

    « La loi des suspects » de Maureen Johnson

    Je dois dire qu’après une histoire comme la précédente, celle-ci fut plutôt bien accueillie. Et, pour tout vous dire, j’ai immédiatement accroché au style de l’auteur. Venant de terminer mes examens en faculté de psychologie, j’ai trouvé amusant de pouvoir découvrir une histoire dans laquelle deux des personnages suivaient le même cursus scolaire. J’ai également trouvé sympa de pouvoir lire des anecdotes sur leurs études, de voir que l’histoire toute entière était basée sur des découvertes en psychologie. Et quelles découvertes ! C’était à la fois surprenant et totalement tiré par les cheveux. J’imagine que j’aurais pu adhérer au sujet rien que pour ce détail. Pour cette intrigue recherchée et construite avec soin. Quant aux personnages, ils étaient à la fois différents tout en étant assez similaires, un vrai contraste agréable à découvrir. D’un coté, nous avons Charlotte – alias Charlie – menteuse invétérée depuis son plus jeune âge. De l’autre, Marylou, étudiante en psychologue qui adore analyser sa sœur et lui attribuer toute sorte de maladie en fonction de ses attitudes. Pour finir, il y a Gérard, un garçon qui allie folie et génie. Un mélange subtil qui laisse planer un certain doute sur l’intrigue et son avancement. Tout au long de la nouvelle, je me suis mise à douter, à hésiter, à me poser pas mal de questions quant à cette fameuse découverte. Est-elle vraie ? La théorie de Gérard est-elle correcte ? Il est dur de le savoir, même en ayant lu le fin mot de l’histoire. Que faut-il en penser ? Le doute reste constant et j’avoue que c’est plutôt agréable de continuer à réfléchir sur une lecture quand celle-ci plaît au lecteur. Je recommande chaudement cet auteur, je n’ai rien d’autre à ajouter !

    « La maison aux miroirs » de Cassandra Clare

    J’en attendais beaucoup de cette lecture, et pour cause : Cassandra Clare m’a toujours donné une bonne impression lorsque je lisais ses histoires. Vous n’êtes pas sans savoir, après tout, qu’elle est l’auteur de la célèbre saga qu’est « la cité des ténèbres » (un vrai petit bijou, si vous voulez mon avis). Je me suis donc lancée dans cette lecture en me disant que, ayant apprécié sa saga, je ne pouvais être déçue par une nouvelle écrite par elle. Grossière erreur. Ceux qui ont lu les aventures de Clary comprendront sans mal pourquoi. Les deux demoiselles ont une vie assez similaire, des points non négligeables pratiquement semblables que je ne peux pas vous citer, au risque de vous dévoiler l’intrigue de sa trilogie, mais les faits sont là. Noir sur blanc. Je m’attendais vraiment à autre chose. Certes, l’originalité de l’histoire a contribué à sa remontée dans mon estime, mais pas suffisamment que pour en faire ne serait-ce qu’un léger coup de cœur. Rien. Nada. Pas même de quoi combler les attendes que j’avais envers Cassandra Clare non plus. Mais concentrons-nous plutôt sur l’histoire. Violette est une adolescente plutôt naïve, pas vraiment impliquée dans son rôle de « sœur », pas vraiment intelligente non plus à première vue, ni même ne serait-ce qu’un brin fut-fut… Durant les premières pages, alors même que l’on a déjà assimilé ce qu’il adviendra par la suite, le personnage se pose toujours des questions du genre : mais qui est cette voisine ? Pourquoi son beau-père se comporte-t-il de cette manière ? Pourquoi la cuisinière la met donc en garde ? Mais ouvre les yeux ma grande ! C’est aussi gros que le nez au milieu de la figure ! Bon, fort heureusement, elle finit par comprendre, mais bien vingt pages après le lecteur ce que je trouve assez déconcertant en soit. Il manquait un petit quelque chose et je pense que si l’auteure avait davantage exploité son sujet et peaufiné son histoire, elle aurait gagné en intensité et en rationalité. Dommage.

    « Danger imminent » de Labba Bray

    Je n’ai pas peur de le dire : cette nouvelle est de loin, comme de près, la meilleure du bouquin de bien des façons. En premier temps, Labba Bray à su se démarquer et sortir du lot en faisant de son héro, un personnage de sexe masculin alors même que les quatre précédentes se portaient davantage sur les femmes, ce qui est un changement en soit plutôt agréable. La deuxième petite chose, c’est l’implication du lecteur dès les premières lignes. L’auteure ne lésine pas une seconde sur son entrée en matière et nous balance dès d’entrée de jeu dans une ambiance particulière sur une espèce de témoignage vidéo qui m’a vaguement fait pensée au projet Blair Witch. Les premières pages servent d’avantage à nous situer le garçon qu’à nous plonger dans l’intrigue, ce que j’ai trouvé plutôt encourageant pour la suite. J’aime quand il y a une préface, un avant/après qui nous situe les personnages ou une espèce de situation précaire qui nous amène doucement à visualiser le monde de l’auteur. Le lecteur est alors plus apte à appréhender le caractère des personnages et à vivre les situations en s’identifiant à eux.

    L’auteur y va tout d’abord en douceur en nous plantant le décor. Une ambiance festive, du vin, des chants, une église. Une légende. Un univers qui se dépeint peu à peu, qui perd de ses couleurs luxuriantes, qui les troque contre un sentiment de peur intense. Je ne sais pas comment vous l’expliquer, mais l’histoire fut pour moi renversante. Très surprenante. Oserais-je même dire tellement inhabituelle que j’aurais volontiers continué à découvrir les aventures de Poe. J’aurais souhaité en apprendre d’avantage sur lui et ses compagnons de route. J’aurais voulu en savoir plus sur cette « madame Irma » du train. J’avoue avoir été légèrement déçue qu’il n’y en ait pas d’avantage, qu’on n’en sache pas plus, mais ce récit étant une nouvelle, j’accorde une certaine clémence à l’auteure. J’espère simplement pouvoir retomber sur une histoire de ce genre où un écrit similaire. De quoi pouvoir me délecter encore un peu de cette plume qui m’a conquise cas oui, je peux le dire, c’est un coup de cœur !

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